Se respecter pour avoir une vie simple

un peu de mes nouvelles

Se respecter pour avoir une vie simple, c’est la base de toute vie, familiale qui plus est.

L’enfer, c’est les autres

En tant que jeune maman, on m’a souvent fait part de réflexions désobligeantes et parfois tellement violentes que je ne peux m’empêcher de penser à toutes les mamans qui entendent des propos non-respectueux de leurs choix avec beaucoup de tristesse et même de dégoût. Mais je souris quand même, et essaie de répondre tant bien que mal que tout ira bien pour mon bébé et que j’ai mûrement réfléchi à ce que je veux faire.

Si vous désirez allaiter votre enfant jusqu’à son sevrage naturel, dormir avec lui jusqu’à ce qu’il veuille dormir seul ou encore pratiquer l’hygiène naturelle avec lui, c’est votre droit!

Personne ne saurait vous en tenir rigueur.

Je ne ferai pas un énième article de « maman bio » en parlant de mes choix de maternage avec ma fille et en essayant de faire croire aux gens que les choix que j’ai fait sont les meilleurs.

Si vous souhaitez donner le biberon à votre bébé, le faire dormir dans son lit, dans sa chambre depuis la naissance et lui mettre des couches jetables, ne laissez personne vous dire que vous n’en avez pas le droit!

Ni vous faire croire qu’il fait mieux que vous parce-qu’il porte son bébé en écharpe, et qu’il baignera, -de ce fait, sous-entendu- dans un flot d’ondes positives et bienveillantes.

Et pourquoi chez vous ce serait différent ?

Oui, parfois je suis en colère contre ma fille, et oui, parfois je suis en colère tout court et si ça ne « passe pas », ce peut-être ma fille qui, au moment où elle fait une « bêtise » en fait les frais… Je m’agace et lui dit des choses comme:

« ROOO, NOOON, NE FAIS PAS ÇA !!! ».

Alors que je ne réagis quasiment jamais comme ça, en temps normal. Mais parfois je ne gère pas ma propre émotion, je suis dans le futur («il me tarde d’avoir fini de travailler!») ou dans le passé (« pfff, c’était mieux quaaand… ») ou dans le superficiel («pourquoi elle touche ça, je vais devoir encore tout ranger toute seule»), et même si j’ai entrepris un travail sur moi il y a de ça quelques années maintenant, et que je vois des changements considérables, il m’arrive encore de m’oublier, car c’est réellement le mot !

La parentalité consciente commence quand on devient conscient de ses émotions propres, de ses besoins, des ses ressentis à un moment donné.

Entreprendre un travail sur soi est, il me semble, une démarche quasi incontournable quand on devient parent et qu’on veut adopter cette relation avec son enfant.

Et si l’éducation bienveillante commençait comme ça, en étant tout d’abord respectueux de NOS propres besoins, de nos choix personnels et pas de ceux que la société nous dictent ?

Nous sommes à l’aube d’une époque où l’engouement de beaucoup de parents pour la parentalité positive ne cesse de croître, et si c’est LEUR vrai choix, conscient et éclairé, soit.

Mais qu’on essaie d’endoctriner les mamans à allaiter à tout prix leur bébé, parce que-c’est-meilleur-pour-le-bébé, alors qu’elles ne se voyaient pas spécialement le faire, en raison d’une pudeur, d’une gêne de donner le sein, organe de leur féminité qui « appartient » à leur conjoint, ou tout simplement parce-qu’elles trouvent plus pratique de donner le biberon et que l’idée même de débuter un allaitement les rebute, laissons les faire ! A chacun son libre arbitre, sa responsabilité de mener sa vie de parent comme il l’entend. Je ne suis pas d’accord avec ces idées véhiculées de « parfait petit parent » qui incite les autres à faire comme lui.

Certes je ne dirai jamais qu’allaiter (par exemple) est mal, que je ne suis pas d’accord, et loin de là.

Je ne supporte par contre pas l’idée qu’on veuille faire croire à des gens que c’est ça qu’ils doivent faire même s’ils en ont décidé autrement.

Et quel rapport se construit entre le parent et l’enfant selon vous ? Une relation simple et respectueuse ? Que nenni !

Ma philosophie de vie et mes choix éducatifs m’ont mené vers une relation saine et respectueuse avec ma fille, mais ce n’est pas facile tous les jours, je pense que vous me comprenez, vous qui êtes adeptes de maternage proximal et de parentalité consciente.

Simplifier sa vie pour pouvoir se respecter

Au retour de l’hôpital – Ma fille a 2 semaines

 

Quand j’étais enceinte, je voulais à tout prix allaiter mon bébé et ce pendant au moins 6 mois.

Je ne me voyais pas faire autrement, et je ne suis même pas demandée si je voulais l’allaiter ou donner le biberon, ça coulait de source (!) .

La vie en a décidé autrement, je suis tombée très malade 2 jours après l’accouchement, la montée de lait est survenue le lendemain, j’ai beaucoup souffert d’énormes crevasses puis du bas-ventre, et enfin j’ai été hospitalisée…

Les antibiotiques et l’énorme fatigue ressentie ont eu raison de mon projet d’allaitement.

3 semaines à peine après l’accouchement, ma fille était complètement nourrie au biberon.

J’ai extrêmement mal vécu ce moment, je ne voulais pas arrêter de l’allaiter, mais j’avais de moins en moins de lait, et d’intenses douleurs aux mamelons malgré le tire-lait.

J’avais honte de dire que je n’avais pas pu allaiter, je me sentais obligée de me justifier auprès des gens quand on me posait la question (qui fâche et qui tue).

Mais comme me l’a si élégamment dit ma sage-femme (SF), qui n’est pas du genre à mâcher ses mots, j’étais une boule de nerf, j’avais mal partout, et je ne construisais pas une relation saine avec mon bébé.

Allaiter pour allaiter, ce n’était forcément pas le bon choix dans le cas présent.

Avant cette entrevue avec ma SF, ce que je pensais et croyais c’est qu’arrêter l’allaitement était un grand sacrifice, quelque-chose que je ne pouvais me résumer à faire.

Après, j’ai pris conscience que mes besoins capitaux étaient de me reposer, de reprendre des forces et de m’occuper de mon bébé sereinement afin de construire une belle relation.

Ceux de mon bébé étaient (et sont toujours) d’avoir une maman en forme, sereine, qui s’occupe d’elle vraiment, et non qui met son temps et son énergie au profit d’un projet qui ne fonctionne pas et qui amène plus de négatif que de positif.

La base d’une véritable éducation bienveillante s’établit comme ça. J’essaie de continuer à m’écouter, écouter mon instinct, d’aller où la vie me mène et non à contresens pour avoir une vie simple et heureuse.

Bébé a 1 mois et demi et Maman a retrouvé des couleurs

 

Natacha

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2 commentaires sur “2”

  1. j’aime beaucoup cet article. on peut tres bien avoir des convictions meme profondes… les partager meme (ne veut pas dire vouloir imposer) tout depend comment les choses sont dites et dans quel contexte et surtout respecter l’autre dans ses propres convictions qui ne sont pas forcement les memes. :-))

    moi je n’aime juste pas qu’on se mele de ma vie sur des choses que j estime personnelle (exemple choix du cododo) … ou savoir si ma fille fait des nuits (je te demande moi a toi la vielle tante si tu fais les tiennes ou si tu fais chambre a part avec ton mari? non) lol.

    c est plus ca qui le derange quand il s agit de bebe les gens se permettent de poser un tas de questions sans discernement qu ils ne poseraient pas concernant un adulte!!! je trouve ca bizarre et un peu malsain (pas si ca vient de gens proches) mais des personnes que tu cotoies a peine… certaines questions sont deplacees je trouve (malgre qu’elles soient couramment posees en societe et admises par la societe)

    1. Je suis tout-à-fait d’accord, et moi la première, j’avais tendance à poser des questions indiscrètes au sujet des bébés de mon entourage. Que penser du fameux “il a fait caca?” quand tu pars en direction d’un plan de change avec le sac à langer…
      Une fois que j’ai commencé à accueillir des enfants chez moi, et encore plus quand j’ai eu mes enfants, j’ai balayé une à une des questions que je posais régulièrement sans même me poser de questions ! C’était tellement banal de les poser… On en entend encore beaucoup et cela ne chose pas.
      S’il y a bien quelque chose qui m’insupporte c’est qu’on se mêle de ma vie et qu’on me donne son avis sur un de mes choix alors que je n’ai rien demandé, surtout quand c’est quelqu’un de plus âgé que moi qui suppose qu’il est plus légitime dans ce rôle vu que ses enfants sont plus grands et qu’il est aussi parfois grand-parent… “Tu l’allaites? Non parce que maintenant faut voir comment elles sont les femmes, jusqu’à 2 ans, c’est n’importe quoi…” Si tu savais, moi j’aurais bien voulu allaiter 2 ans… mais bon je ferme ma bouche vu que je tiens un biberon dans ma main. Le lait que je donne à mon fils est jaune alors les gens ne font pas vraiment attention mais pour ma fille, son lait 3e âge contient de la spiruline et est donc vert… Qu’est-ce que j’ai pu en avoir des réflexions du genre “c’est quoi que tu lui donnes?” à la fin je répondais que le lait était peut-être un peu passé mais bon… lol et au bout d’un moment à laisser macérer les gens qui se demandaient si c’était du lard ou du cochon ce que je disais j’expliquais le pourquoi du comment, ce qui n’amenait pas forcément de changement dans leur regard, mais au moins ils avaient de quoi critiquer quand ils se retrouvaient sans moi ensuite 🙂

      Et puis quand tu dis que ces questions sont admises par la société, je dirai même plus que si tu ne poses pas ce genre de questions, c’est que tu t’en fiche du bébé (si t’es mère ce n’est pas normal en fait). Je déteste avoir quelqu’un qui pense bien faire en me posant une de ces questions clichées tellement à l’opposé de ce que je crois et pense… ça me déçoit assez souvent (c’est que je crois que ça peut encore s’améliorer). J’ai l’impression que beaucoup d’adultes se sentent très supérieurs aux bébés et iront jusqu’à décider ce qu’ils doivent aimer et quand ils doivent dormir et ce qu’ils doivent faire pour être un bon bébé…

      Sur ce,

      merci de ton commentaire 🙂

      Natacha

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