Respecter l’intimité de son enfant – Mon défi HNI

respecter l'intimité de son enfant

Comment respecter l’intimité de son enfant? Quand on pratique l’hygiène naturelle (HNI) plus qu’à n’importe quel autre moment, on est amené à se poser cette question.

Se simplifier la pratique de l’HNI

Chez soi, a fortiori quand il fait chaud, on peut déshabiller son enfant afin qu’il ait les parties intimes nues et qu’il ait le moins de vêtements, surtout en bas, afin de ne pas se salir si accident il y avait.

Ceci a le double avantage de permettre à l’enfant déjà autonome d’aller aux toilettes ou au pot seul très simplement. Avoir à solliciter le parent pour l’aider au déshabillage s’avère gênant pour certains enfants. Ils veulent être capables de faire seuls. Cela a aussi l’avantage de soulager le parent qui porte encore son enfant pour l’aider à éliminer de n’avoir que peu ou pas de vêtements à retirer et à remettre, une fois la commission faite.

En plus, avoir les parties intimes nues est excellent pour la santé. Il faut garder cette zone au frais pour de multiples raisons dont je parlerai dans un prochain article.

Oui, mais, respecter l’intimité de son enfant, ne serait-ce pas lui laisser ses vêtements s’il n’a pas lui-même décidé de les enlever ?

Respecter l’intimité de son enfant quand on pratique l’HNI hors de la maison

Quand un enfant porte des couches, peu de parents ont l’occasion ou même l’idée de se poser cette question. Quand ils ont a changer la couche de leur bébé, souvent, ils le font dans un endroit où l’intimité sera respectée, hors des regards car conçue spécifiquement à cet effet.

Parfois, il n’y en a pas et l’on peut voir un enfant être changé au vu et au su de tous.

Je ne juge pas, je constate.

Quand on pratique l’HNI, certes les exemples sont plus rares, mais on déshabille bien son enfant où l’on peut et on lui fait faire ses besoins comme on peut. Je pense que les parents pratiquant l’HNI font attention à cela. Mais il m’est arrivé de devoir faire faire ses besoins à mon enfant sur un parking, entre les deux portes ouvertes de ma voiture. Ai-je bien respecté l’intimité de mon enfant ? J’ai fait de mon mieux. Mais si quelqu’un était arrivé à ce moment-là, il aurait vu ma fille en train de faire ses besoins…

Certains se diront peut-être que c’est un bébé et qu’elle s’en fichait sûrement. Peut-être que oui, peut-être que non. Dans le doute, je préfère m’interroger. Essayer au mieux de respecter l’intimité de son enfant me paraît être une question importante.

respecter l'intimité de son enfant

Les pièges de l’HNI

Déjà, lorsqu’on pratique l’HNI, l’enfant est bien plus jeune qu’un enfant ayant porté des couches et apprenant à se servir d’un pot de manière conventionnelle. Un enfant, à 3 ans, sera déjà plus à même de communiquer verbalement sur ce qui le dérange.

Un parent pratiquant l’HNI essaie comme il peut de comprendre les signaux d’élimination de son bébé.

Un bébé qui pleure peut vouloir dire qu’il veut faire pipi ou caca. Mais il peut aussi vouloir dire qu’il y a trop de monde dans une pièce et que cela l’angoisse. Un parent peut prendre cela pour un signal d’envie de faire pipi, essayer de lui proposer le pot, un peu en retrait, bien-sûr, et le bébé ne rien faire dans le pot et continuer à pleurer. La communication avec un enfant d’âge pré-verbal peut s’avérer très subtile, voire complexe.

Lorsqu’on pratique l’HNI, on est souvent amené à demander à son enfant s’il veut faire pipi ou caca. Comme son intuition, son rythme, ou un signal décelé nous l’aurait fait penser. Et il faudrait le faire quand il est seul avec nous et discrètement sous peine de ne pas respecter l’intimité de son enfant. Cela me paraît difficile.

En tant qu’assistante maternelle, j’ai souvent accompagné des enfants dans l’apprentissage du pot. J’ai donc souvent demandé à ces enfants s’ils voulaient aller aux toilettes. Je sais très bien qu’il est important de le faire discrètement. C’est quelque chose que je n’ai pas toujours respecté, même en le sachant. Même avec ma fille avec laquelle je pratique l’hygiène naturelle.

Les enfants qui portent des couches de manière conventionnelle

Trop souvent on voit des parents prendre leur enfant dans les bras pour sentir leurs fesses afin de déceler un caca dans une couche. Ou tirer sur le pantalon pour regarder si la couche est pleine. Ou enfin, leur demander devant toute l’assistance s’ils ont fait caca. J’ai déjà fait cette dernière chose plusieurs fois. Mais, je dois bien avouer que pour respecter l’intimité de son enfant, on ne devrait plus agir de la sorte. On nomme cela une douce violence.

Je n’aimerai personnellement pas qu’on agisse ainsi avec moi si j’étais dans l’incapacité de me gérer seul à ce sujet. Je trouverai cela très dégradant. Les gens qui ont été hospitalisés et qui n’ont pas pu faire leurs besoins seuls durant un moment ou qui sont carrément incontinents évoquent souvent cette infantilisation dont ils sont victimes.

Je suis bien d’accord, sauf sur le mot. On ne devrait plus évoquer le fait de dépendre des autres ou que les autres nous traitent comme des incapables en nommant cela « infantilisation ». Les enfants sont des êtres immatures mais capables. A leur niveau et petit à petit, ils peuvent faire seuls, si on leur en donne les moyens. Traitons les avec respect et comme des êtres à part entière.

Natacha.

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