Respecter les fonctions d’élimination de notre enfant – Mon défi HNI

respecter les fonctions d'élimination de notre enfant

Il peut être difficile de respecter nos propres fonctions d’élimination. Nous en avons honte, nous ne prenons pas le temps d’aller aux toilettes… Il me semble pourtant que cela est primordial pour notre santé. Et de fait, comment pourrions-nous respecter les fonctions d’élimination de notre enfant si on ne commence pas par nous-mêmes?

Devenir parent

Quand on devient parent, on découvre parfois que s’occuper des fonctions d’élimination du bébé fait partie de notre rôle. Cela dégoûte souvent, choque parfois. Les jets de pipi pendant le change, les selles molles aux odeurs fortes, on ne s’y attend pas toujours…

Nous éliminons tous des excréments. Tentons alors, du mieux que nous pouvons, de respecter les fonctions d’élimination de notre enfant.

respecter les fonctions d'élimination de notre enfant

Les douces violences

Beaucoup d’entre nous y avons été sujets étant petits, et nous reproduisons cela sans même nous en rendre compte, parfois.

Cela arrive quand nous affichons une mine de dégoût sur notre visage pendant le change. Également en manipulant notre enfant avec des gestes systématiques, comme s’il s’agissait d’une poupée. Ou encore en lui disant bien haut et fort et devant toute l’assistance « tu as fais caca ? ». En le prenant dans les bras et en lui sentant les fesses pour vérifier nos dires. Ou enfin en tirant sur son pantalon et sa couche pour en avoir le cœur net.

Il peut également y avoir des remarques comme « tu sens mauvais, je vais te changer… ».

respecter les fonctions d'élimination de notre enfant

Quand un enfant acquiert la continence de manière conventionnelle, il peut également être sujet à des accidents. Pour ces enfants, il est beaucoup plus dur de reconnaître leurs sensations d’élimination, les ayant perdu il y a bien longtemps par le port de couches. Un parent peut s’énerver , lui montrer sans ménagement que ce n’est pas bien de faire pipi dans son pantalon, ou carrément lui dire que c’est un bébé. Rien de nouveau, ni de surprenant. Cela arrive et arrivera encore.

Ce qu’on peut faire

Tentons de prendre du recul face à la situation. Si nous avons élevé notre enfant en lui mettant des couches, jetables de surcroît, et surtout en n’ayant pas communiqué sur ses besoins d’élimination, il est normal qu’il y ait un temps d’adaptation, plus ou moins long en fonction des enfants. Donner un âge auquel il pourra être continent et comparer avec d’autres enfants ne sert à rien. Ce n’est pas le même enfant, il n’a pas la même histoire ni le même corps, point.

Si vous sentez qu’en période de fatigue ou de stress, vous craquez et êtes tentés d’avoir des attitudes négatives envers votre enfant, prenez du repos comme vous le pouvez. 10 minutes de sieste par-ci, une heure sans les enfants par-là… Toute pause est légitime et vous fera du bien, aussi courte soit-elle.

Avouer ses fautes

Vous pouvez aussi revenir vers votre enfant et lui demander pardon, quand la tension s’est apaisée. Expliquez-lui, par exemple, que vous étiez fatigué et que les mots ont dépassé votre pensée. Ou alors que vous êtes inquiets car vous n’aimez pas qu’il se fasse dessus, et que cela vous gêne. Évidemment, il y a certainement des choses qui ne concernent pas directement nos enfants et que nous devrions garder pour nous, à vous de juger. Je suis plutôt partisane de la vérité quand je suis allée trop loin avec mon enfant.

Privilégier l’autonomie

A un certain âge, l’enfant peut peut-être s’essuyer seul après avoir éliminé. Pourquoi ne pas respecter cela et ensuite repasser si besoin ? Cela peut apaiser beaucoup de tensions, surtout si vous pratiquez l’hygiène naturelle. Ma fille a demandé à s’essuyer seule vers 18 mois environ et les choses sont plus simples ainsi. Je pense que je respecte aussi son intimité depuis que j’agis ainsi envers elle…

Gare à ne pas se croire invincible

Pratiquer l’hygiène naturelle est une excellent moyen de se réconcilier avec les fonctions d’élimination. On en apprend beaucoup sur son enfant et sur soi-même, à tel point qu’on en oublie sa peur des excréments. Néanmoins, on peut quand même ne pas respecter les fonctions d’élimination de notre enfant.

Tenter une nouvelle approche ne fait pas de nous des êtres surpuissants et à l’abri d’un écart de conduite envers cet enfant. Je pense notamment aux moments où l’on sait qu’on ne pourra peut-être pas faire faire ses besoins à son enfant et où on ne lui met pas de couches par peur de ne pas réussir à la maintenir sèche et de faire effondrer le processus. Cela ne fonctionne pas comme ça en HNI, on peut mettre des couches, et il y a même des moments où je pense qu’il est mieux d’en mettre.

On peut être tenté de formuler des demandes envers notre enfant comme « retiens-toi un peu s’il te plaît », ou lui proposer trop souvent d’éliminer, ce qui peut bloquer l’enfant, le gêner.

Bref, vous l’aurez compris, je pense que les enfants ont les mêmes droits que les adultes. Respectons-nous et nos propres fonctions d’éliminations en ne les dénigrant pas afin de montrer à nos enfants que c’est naturel, et qu’il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire.

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Natacha.

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