Parler normalement à nos enfants – Semaine 8 de mon défi

parler normalement

Je trouve très important de parler normalement à ma fille.

D’utiliser les vrais mots pour lui parler et non ceux faisant parti du langage bébé. C’est une autre manière d’être vraie avec elle. Et aussi de simplifier notre relation.

Néanmoins, il y a certains mots que j’ai du mal à ne pas utiliser comme :

  • Dodo

    J’essaie d’aller de plus en plus vers le mot « dormir » mais il y a encore du chemin car elle fait automatiquement le signe approprié dès qu’elle entend ce mot, et comme mon mari n’utilise que celui-ci, il est encore plus difficile pour moi de m’y mettre !

  • Bobo

    Là aussi, j’essaie de dire « tu t’es fais mal », mais c’est pas gagné

  • Pipi/caca

    Nous utilisons rarement d’autres mots, mon mari et moi, même pour parler à des adultes. Alors ces mots resteront certainement dans notre jargon jusqu’à ce qu’elle en apprenne d’autres (par d’autres personnes, espérons)

  • Nenette

    Si ma fille était un garçon, j’utiliserai le mot “zizi”. Je ne veux plus utiliser ce mot car l’idée de minimiser cette partie de son corps ne me convient pas.

La honte de notre sexualité transmise à nos enfants

Lorsque ma fille me voit nue et qu’elle montre cette partie de mon corps, j’utilise également le mot « nenette ». Avoir honte de cette partie de notre corps commence comme ça à mon sens, alors que si je n’en étais pas pourvue, elle ne serait pas là pour me demander de quoi il s’agit.

La honte de ces parties vient de ce que les adultes en font en la nommant ainsi. Ou en la cachant derrière une couche, chez les bébés. Et aussi en l’appelant par de petits noms, tout ça en rigolant quand nous sommes entre adultes. Nous faisons ça parce que nous en avons honte et non parce que nous l’assumons pleinement.

Pourquoi avons-nous donc du mal à communiquer normalement sur cette partie de notre corps, et surtout avec nos enfants ? Parce que dire « sexe » à un enfant, ça ne se fait pas ..?

Parler normalement aux enfants

Pour beaucoup, il faut parler différemment à un enfant, parce que c’est un enfant.

Bien-sûr, je suis comme tout le monde, quand je m’adresse à un enfant, je souris béatement, je le tutoie, je parle avec une voix plus douce et plus mielleuse, plus aiguë aussi…

Mais je me rends compte que quand c’est un enfant que je connais et que ses parents ne sont pas là (dans le cadre de mon métier d’assistante maternelle notamment), je lui parle presque normalement. Comme à un autre adulte.

Je ne me dis pas qu’il ne comprend pas ce que je dis, car la plupart du temps, c’est faux.

Selon l’âge de l’enfant, bien-sûr j’adapte mon comportement (phrases affirmatives, simples…).

Je pense que l’acquisition de la parole se fera dans des conditions optimales s’il entend un langage simple et qu’on lui parle, tout simplement.

parler normalement

Vivre avec un enfant, c’est avant tout lui parler

Oui, je pense que tous les parents devraient, avant de parler simplement à leur enfant, simplement parler à leur enfant. Lui dire « bonjour » le matin ou au moment des retrouvailles, « merci » quand il leur tend quelque-chose, « pardon » quand ils se sont trompés à son sujet (grondé pour rien), ou qu’ils l’ont bousculé.

Nous oublions trop souvent que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un enfant que ce n’est pas un être humain. Et nous pensons trop facilement qu’on n’est pas obligé de lui parler normalement. La politesse, selon moi, s’acquiert en voyant faire ses parents, et en les imitant (comme tout le reste dans l’éducation, d’ailleurs)… Un enfant qui ne dit jamais « bonjour » est peut-être un enfant auquel on ne dit jamais « bonjour ».

Et vous, comment parlez-vous à vos enfants ?

Quels mots voudriez-vous arrêter d’utiliser en vous adressant à eux? Et au contraire, quels mots ne pourriez-vous pas remplacer ? Pourquoi ?

Partagez ça avec moi dans les commentaires ! J’ai hâte de tout savoir !

Natacha.

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2 commentaires sur “2”

  1. Bonjour Natacha

    Je suis bien d’accord avec toi : parler normalement à son enfant est essentiel.
    Après comme tu le dis, certains mots restent dans le jargon familial.

    Tu vois, par exemple, la nounou de notre enfant, Choub’, parlait de l’arrêt des fesses en disant : la roeuillotte. Et bien c’est resté !

    Concernant la sexualité, je suis d’accord sur l’idée de ne pas minimiser ou cacher les parties intimes.

    Après si l’on dit nenette, zezette, et que derrière, tu communiques normalement avec, je trouve ça bien. Je pense que ça dépend de la valeur que l’on met dans les mots qu’on dit à ses enfants.

    Qu’en penses-tu ?

    Au plaisir
    Evan

    1. Bonjour Evan,

      je suis d’accord avec toi, je dirai même plus que tes mots me rassurent concernant la sexualité. J’ai de toute façon du mal à faire autrement, alors je continuerai comme ça.

      Tu m’apprends de nouveaux mots, roeuillote, je connaissais pas, c’est rigolo comme mot. La nounou en parlant concernant l’arrêt des couches, c’est bien ça?

      Merci de ton commentaire plein de bon sens 🙂

      Natacha

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