Comment ne jamais s’ennuyer en famille ? Semaine 4 de mon défi

un peu de mes nouvelles

S’ennuyer n’est pas chose rare pour un enfant, et peut être mal vécu. Pour éviter ça, il est important d’avoir des ressources. C’est primordial pour avoir une vie simple et heureuse.

Profiter de chaque instant

Pour ce faire, il est essentiel d’être dans le moment présent. De lâcher prise sur des attentes, si vous pratiquez l’HNI par exemple. D’être tout simplement là avec votre enfant.

Facile à dire, vous me direz. Oui, je suis d’accord, c’est simple mais pas nécessairement facile. On est toujours tiraillés entre mille et une choses à faire ou que l’on voudrait faire, mais on ne peut pas. Il faut s’occuper des enfants…

Être ensemble

Pour simplifier ma vie de famille, j’essaie de m’octroyer un moment seule avec ma fille, ou avec elle et son papa, au moins une fois par jour. Quand on est ensemble, il ne doit y avoir rien d’autre. Pas de portable, pas de réseaux sociaux, dès qu’une pensée parasite s’insinue, je la chasse et reviens à ce que je fais. Je suis facilement perturbée et déconcentrée, alors je m’accroche. Mais quand ma fille me sollicite beaucoup dans une journée et que j’ai l’impression qu’elle ne fait que chouiner, être collée à mon pantalon et que je le vis mal, c’est bien le signe que je ne passe assez de temps de qualité avec elle.

Alterner les activités pour éviter de s’ennuyer

Faire des choses différentes un peu chaque jour permet de jamais s’ennuyer. Alterner activité drôle avec “corvée”. Répartir les tâches entre membres de la famille permet de trouver du réconfort dans ce que l’on doit faire chaque jour. Cela devient beaucoup plus digeste et les choses passent toutes seules. Ensemble, on peut discuter, rire, s’entraider… et à force on trouve d’autres moyens de faire des choses ennuyeuses sans s’ennuyer. Jean Liedloff fait plusieurs fois allusion à ça dans « Le concept du continuum ». Les Yekwanas, peuple vivant en Amazonie, fourmillent d’idées et d’astuces afin de parvenir à effectuer des tâches quotidiennes assez rébarbatives sans pour autant ressentir d’ennui. C’est un de leur secret pour être heureux leur vie durant.

Si vous êtes seul, mettez de la musique, et poussez la chansonnette, si l’envie vous dit. Après tout, la musique adoucit les mœurs. Et chanter active la sécrétion d’endorphine, l’hormone du plaisir et du bien-être.

La gestion du foyer

Marla Cilley, auteure de « Entretien avec mon évier », donne également moult conseils pour ranger, nettoyer, désencombrer sa maison, et la conserver ainsi, tout en y prenant du plaisir. Le plus important conseil qu’elle donne, est de passer un temps court à moyen pour les « corvées ». Espacez et répartissez les tâches afin de ne pas trop en faire d’un coup et de n’avoir plus aucune motivation ensuite. Cette façon de faire permet de créer du temps pour des loisirs ou pour des activités beaucoup plus plaisantes. Il y a toujours de quoi faire et se retrouver dégoûté de ce que l’on vient de faire nous fait entrer dans le cercle vicieux :  j’ai tout à faire => je fais tout d’un coup pour être débarrassé => je suis harassé par ce que je viens de faire => je ne fais plus rien car je suis dégoûté => les tâches s’accumulent => j’ai tout à faire, etc, etc…

Si vous êtes une famille nombreuse, distribuez les tâches à faire selon les aptitudes et envies de faire de chacun.

Famille qui n'a pas l'air de s'ennuyer
Passer du temps de qualité ensemble

Valorisez-vous et validez-vous mutuellement

Il est plus facile d’obtenir la coopération d’un enfant si on le respecte en lui disant « Peux-tu mettre le couvert, s’il te plaît ?  Ah, je vois que tu n’as pas du tout envie, alors peux-tu aider Maman à couper les légumes, je sais que tu aimes ça d’habitude ? ». C’est un exemple, bien-sûr, adaptons les tâches à l’âge de l’enfant en question. Peut-être qu’un enfant n’est jamais motivé pour aider les autres membres de la famille parce-qu’il ne se sent pas valorisé dans ce qu’il fait. Peut-être qu’il a peur de renverser la vaisselle, de la casser et de se faire gronder. Si en plus il est obligé de le faire, forcément, vous n’obtiendrez jamais sa coopération.

Oui, il y a des choses qu’il faut faire. Oui, montrer aux enfants que dans la vie on ne fait pas toujours ce qu’on veut, c’est important. Et je suis bien d’accord. Il me semble pourtant qu’il y a suffisamment de moments dans sa vie où il est face à une situation ennuyeuse, où il a une obligation, où il ressent de la frustration de ne pouvoir faire ce qu’il veut. La maison, c’est l’endroit où il se retrouve avec les gens qu’il aime.  Il devrait s’y sentir en sécurité, aimé, respecté, valorisé, tiré vers le haut. L’effort à faire n’en est pas un. C’est un gage de confiance pour le foyer que de chacun se connaître et s’écouter suffisamment pour parvenir à répartir les tâches selon ce que l’on sait faire le mieux. Et qui, a fortiori, nous plaisent.

Se révéler en se concentrant sur ses compétences

J. Liedloff fait également allusion à ça dans « Le concept du continuum ». Faire confiance à chacun dans ses choix afin qu’il se connaisse profondément et qu’il soit confiant en ses capacités. Cela paraît infaisable pour beaucoup, mais c’est bien là le secret d’une vie simple et heureuse. Ne jamais forcer car cela est contre-productif. L’idée même d’aller à contresens du désir d’une personne fait que, de quelque-chose qui aurait pu seulement lui paraître déplaisant, lui paraîtra ensuite dégoûtant. Et c’est irréversible, malheureusement. Les familles pratiquant l’apprentissage auto-géré ont bien compris ce concept.

Laisser l’enfant aller vers ce qui lui plaît car se trouvent-là ses capacités. Elles se révéleront et offriront ce qu’il y a de meilleur en lui. Il se sentira épanoui et entier. Essayer de forcer un enfant à aimer ce qu’il n’aime pas est extrêmement violent comme attitude. Insister sur ce qu’il ne comprend pas pour qu’il le comprenne l’est tout autant. Même si la plupart du temps, les familles pensent bien faire, évidemment. Et heureusement. Il n’arrive pas bien à lire, alors offrons-lui des cours à domicile, inscrivons-le à l’étude du soir dans son établissement scolaire. Oui, mais, c’est mettre le doigt sur sa difficulté. Pointer la faiblesse de quelqu’un n’apporte que du négatif. Il vaut bien mieux regarder le point fort de chacun, l’aider à le révéler, l’encourager dans cette voie pour son épanouissement.

Le droit à une vie plaisante

Cette manière de procéder dans un foyer peut paraître bien difficile à envisager pour beaucoup. Je pense même que certains, à l’idée de laisser chacun se tourner vers l’activité choisie en fonction de ses compétences, bondissent en lisant cela. La vie est telle qu’on ne fait pas tout ce qu’on veut, certes. Ce n’est pas pour ça qu’elle doit être dure, stressante, ennuyeuse, et que l’on doit se tuer à la tâche.

J’ai moi-même longtemps cru que si je ne ressentais pas ça dans ma vie, c’est que ce que je faisais était illégitime. Trop de plaisir, ce n’est pas bien. S’amuser en travaillant ? Ça n’existe pas… Le travail doit être difficile, sinon c’est qu’on n’a pas travaillé, qu’on a mal exécuté la tâche en question. Jouer, c’est ne rien faire. Voilà pourquoi j’ai aussi parfois du mal à jouer avec ma fille. Mais ça revient, petit à petit. Déjà, j’ai compris qu’elle apprenait beaucoup en jouant. Qu’éprouver du plaisir à faire quelque-chose y contribue. Et qu’éprouver du plaisir à partager un moment avec son enfant active des fonctions dans le corps qui amène au bien-être mutuel, à la sérénité, à la santé.

De toute façon, s’ennuyer, c’est bénéfique.

J’essaie d’être consciente du fait qu’elle est en très bonne santé, qu’elle se développe normalement et que les choses iront naturellement. Bien-sûr, il y aura des choses pour lesquelles elle sera moins douée. Elle aura peut-être des difficultés, mais ça ne sert à rien d’y penser. Elle sera comme elle sera et je l’accompagnerai vers le meilleur en essayant de l’aider à gérer au mieux ses points faibles.

Désirs et compétences, deux choses très différentes

Certaines familles ne laissent pas leurs enfants s’orienter vers la voie professionnelle choisie et désirée. La peur que l’enfant n’exploite pas ses capacités est grande. La peur qu’il ne s’oriente pas vers une voie porteuse aussi. Et que dire de celle du qu’en-dira-t-on?  Peut-être qu’un enfant serait d’accord pour faire le métier choisi par ses parents, mais peut-être pas. Ce n’est pas parce-qu’il a les capacités pour ça qu’il veut le faire.

J’aurai moi-même eu les capacités pour faire beaucoup de métiers. Apprendre, j’adore. Mais apprendre dans un établissement scolaire, non. Non, ce n’est pas dommage. Si, c’est un vrai problème pour moi, ce n’est pas un caprice. Je décide seule de la voie que je choisis car je me connais. Je suis la seule capable de savoir où je peux et veux aller. Il est très important de conserver cela à l’esprit vis-à-vis de son enfant, même si c’est difficile. Ce n’est pas parce que c’est un enfant qu’il se trompe. Et même s’il se trompe, c’est sa responsabilité et il est important de le laisser expérimenter cela seul. (en étant là pour lui si besoin, bien-sûr).

s'ennuyer c'est inconnu
Enfants heureux

Respecter les choix de nos enfants

Un jour, quelqu’un m’a dit qu’il avait maintenu l’inscription de son enfant à une langue vivante pour l’année suivante alors que l’enfant ne voulait pas poursuivre l’apprentissage de cette langue. J’ai voulu en savoir plus, alors j’ai questionné les parents (je les connais bien) qui m’ont dit que l’aînée avait fait la même chose, qu’ils l’avaient écoutée et avaient annulé l’inscription à la langue, et que maintenant leur fille regrettait son choix. J’ai rétorqué que c’était son choix et que même si elle le regrettait, c’est la vie et qu’elle a certainement appris quelque chose de cette manière. Évidemment, je comprends très bien ces parents et le choix qu’ils ont fait pour leur benjamine, mais je n’approuve pas. J’espère avoir la force d’être à l’écoute de mon enfant et de respecter ses choix, même si elle se trompe, même si elle est déçue, même si elle a peur… C’est notre rôle de parent de les accompagner et de les soutenir quelque soit la voie qu’ils prennent.

Natacha

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