Les moments où mettre des couches à son enfant peut devenir indispensable – Mon défi HNI

quand mon enfant sera-t-il continent

Dans la pratique de l’hygiène naturelle, il y a des moments où mettre des couches à son enfant peut devenir indispensable. Les voici…

La maladie

  • Vous êtes malade, ça peut arriver. A la naissance de ma fille, je suis tombée très malade et ai du être hospitalisée. Je ne voulais pas spécialement commencer l’HNI dès la naissance, mais pour le coup la convalescence a été longue et j’ai pris le temps de bien me remettre afin d’avoir les idées claires et de faire les choses bien. J’ai commencé à observer ses rythmes et ses signaux lorsqu’elle avait environ 2 mois.

  • Votre enfant est malade, il ne signale plus ou n’a pas le temps car il a la diarrhée, par exemple.

    Les selles ne sont pas sensées être liquides. Même un adulte peut se faire avoir dans ce cas car les capteurs qui se trouvent dans le rectum nous indiquent normalement s’il s’agit de selles ou de gaz. Dans le cas de la diarrhée, le message « gaz » est souvent envoyé et un enfant se fera systématiquement caca dessus.

  • Il souffre d’une maladie très incommodante comme la varicelle. Les enfants ont beaucoup de température pendant la varicelle et comme cela démange beaucoup, il vaut mieux se concentrer sur le fait de les soulager.

  • Il a beaucoup de fièvre et est abattu. Ce dernier moment n’est pas forcément synonyme de couches. Quand ma fille a beaucoup de température, elle bouge très peu et se repose beaucoup. Je la laisse sans couches avec une alèse placée sous ses fesses que je change lorsqu’elle élimine. Je lui dis doucement qu’elle fait pipi ou caca quand c’est le cas.

La grève du pot

Votre enfant répond systématiquement par la négative à vos suggestions. Il ne veut pas aller sur le pot ou aux toilettes. C’est ce qu’on nomme la grève du pot.

Cela peut arriver quand il est malade, qu’il a une poussée dentaire, qu’il se met à marcher ou pendant tout changement même mineur survenant dans sa vie.

La pression des parents

Ma fille a traversé plusieurs grèves du pot. Longtemps, j’ai pensé que c’était en raison de poussées dentaires douloureuses et de maladies ORL associées. C’est certainement une des raisons, mais depuis quelques temps, je lui remets des couches et elle signale quand elle fait pipi, en regardant son pubis et en disant « titi » (qui signifie « pipi »). Elle s’est même réveillée plusieurs fois de sa sieste avec la couche sèche et faisait pipi au réveil, comme avant cette énième grève.

Je pense que c’est un des moments où mettre des couches à son enfant peut devenir indispensable. Je pense même que cela l’aide dans l’acquisition de la continence. Juste avant que je ne lui remette des couches, elle pouvait se faire pipi dessus sans même me le dire. Elle ne voulait pas que je la change, ne voulait pas que je l’amène aux toilettes, refusait systématiquement les couches et se mettait très en colère si elle en portait une et que je voulais la lui changer.

J’ai pris un moment pour lui expliquer ce que je comptais faire et continue de le faire à chaque change ou quand je lui suggère l’élimination. Les choses se passent de manière de plus en plus sereine.

Comme quoi, mettre des couches peut s’avérer nécessaire dans l’acquisition de la continence…

Le stress

Le stress est votre meilleur ennemi dans la pratique de l’hygiène naturelle. Il l’est dans tous les moments de votre vie, en fait. Il n’y a pas de « bon » stress, selon moi. Dès qu’on en ressent, ce peut être une aide, un indicateur pour trouver ce qu’il faut modifier. Mais en aucun cas nous ne devons le laisser nous envahir. Il nous aura à l’usure et nous ne le ressentirons même plus ni n’en aurons conscience. Là, ça deviendra grave.

moments où mettre des couches à son enfant peut devenir indispensable

Lâcher prise momentanément

La pratique de l’HNI ne doit pas se résumer à « jamais de couches ». Vous avez peut-être décider que jamais vous ne mettrez de couches à votre enfant. C’est un magnifique engagement, certes.

Mais si vous vous sentez dépassés, et que la qualité de votre relation avec votre enfant s’en ressent, il faut réagir. Oui, c’est dur de revenir sur nos bonnes résolutions. C’est dur de se dire qu’on va devoir utiliser quelque chose qui ne nous fait pas du tout envie, car on le trouve dangereux, malsain etc …

Changer de point de vue

Essayons de voir les choses positivement : les couches sont tout le temps utilisés en Occident avec des enfants de moins de 3 ans. Personne, ou presque, ne sait faire autrement, ne pense même à faire autrement. C’est comme ça, c’est dans notre conditionnement culturel.

Si vous ressentez beaucoup de stress et/ou de fatigue à un moment donné, pourquoi ne pas utiliser une couche le temps d’une sieste de votre enfant, ou en allant jouer une petite heure au parc, histoire de se détendre ?

Les couches, des alliées provisoires

Oui, vous allez vous reposer sur cette couche pendant ce moment. Mais après ce repos bien mérité, vous aurez retrouvé vos esprits, et vous pourrez reprendre de plus belle où vous en étiez. Je pense qu’il faudrait raisonner de cette manière et utiliser la couche comme un outil d’aide pour les moments délicats comme ceux-là et ne pas s’en priver. Le stress est néfaste et pourrit notre relation avec nos enfants. Il vaut mieux que cet enfant porte une couche pendant un moment et que vous vous reposiez plutôt que de subir ce stress et de le reporter sur votre enfant (ou votre conjoint, ou vous-même…).

Ma propre expérience

Je voulais vraiment allaiter ma fille, mais, j’ai eu des crevasses le lendemain de l’accouchement et des contractions extrêmement douloureuses quand je la mettais au sein. On nomme cela des tranchées, et c’est plutôt rare d’en ressentir pour le premier enfant.

Au bout de 3 jours, j’avais une mastite et j’ai déclaré une endométrite sévère.

Pendant mon hospitalisation, comme je ne pouvais plus mettre mon bébé au sein en raison de la douleur, on m’a prêté un tire-lait à la maternité, pour que j’administre mon lait au biberon. J’avais très peu de lait et n’avait pas mis assez longtemps au sein pour que ce soit efficace. Je devais donner des compléments de lait artificiel car ça ne suffisait pas.

Je me suis quand même acharnée, malgré la douleur et l’intense fatigue. Au bout de 2 semaines et des poussières, j’ai lâché prise et ai administré exclusivement du lait en poudre à ma fille.

J’ai ressenti beaucoup de stress durant ce moment. J’avais besoin de ce temps pour accepter le biberon comme « ce que je devais utiliser ». Comme remettre des couches, donner un biberon à mon enfant m’a fait ressentir du stress. Mais ensuite j’ai réalisé les bénéfices que cela m’apportait au regard des inconvénients que la technique comportait. Le résultat a été sans appel : pour moi, à ce moment-là, il y avait plus d’avantages que de désagréments…

Tout n’est pas tout noir ou tout blanc, c’est certain. Cette fois-là, pour cet enfant-là, même si cela était à des milliers de kilomètres de ce que j’aurais voulu pour elle, je n’aurais pas pu l’allaiter. C’est ainsi.

moments où mettre des couches à son enfant peut devenir indispensable

Vous ne pourrez pas (ou difficilement) proposer l’élimination à votre enfant

Vous partez en voyage, par exemple. Et pendant un moment, il va falloir marcher, patienter, passer à la douane… l’accès aux toilettes sera compliqué et cela vous ennuie, voire vous stresse.

Pourquoi ne pas, momentanément, mettre une couche à votre enfant. Comme d’habitude, n’hésitez pas à suggérer l’élimination avant ce moment « dans l’inconnu ». Et dès que possible, proposer à nouveau. Si entre-temps, votre enfant élimine dans sa couche et que vous en avez conscience, dites-lui, discrètement s’il y a du monde autour, pour préserver son intimité, qu’il fait pipi ou caca. Cela maintient la communication. Et peut-être que la couche sera sèche au moment de lui proposer à nouveau d’éliminer. C’est tant mieux.

 

Natacha

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