Le livre qui a changé ma vie – Événement inter-blogueurs

le livre qui a changé ma vie

Je n’aime pas spécialement faire de citations. Non pas que je déplore le fait que l’on en fasse, car souvent elles sont inspirantes et très à propos.

Cela me paraît simplement bateau comme façon de faire. Tout le monde inclut des citations dans ses articles, livres, essais, romans…

Pour une fois, et je pense pour la première et dernière fois, je vais donc inclure une citation dans un article.

Pourquoi ? Parce qu’elle résume merveilleusement bien le livre que je vais vous présenter.

Pas besoin de le lire, alors, me direz-vous ? Si ! Je vous encourage vivement à lire ce livre car il est simple, court, et apporte une grosse bouffée d’oxygène. On aurait tort de se priver. Je l’ai moi-même lu plusieurs fois, car évidemment, je n’ai pas tout intégré en une fois et il me permet de méditer plus profondément à chaque fois sur cette phrase :

« Nous sommes ce que nous pensons. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. »

L’homme qui voulait être heureux

le livre qui a changé ma vie

Introduction

Dans ce roman, un homme occidental est en voyage à Bali. Ayant entendu parler d’un miraculeux vieux guérisseur pratiquant non loin de son lieu de résidence de vacances, il décide d’aller lui rendre visite, comme ça, sans raison, par curiosité…

La rencontre

Il n’est pas déçu de sa visite. Après examen, le guérisseur pense que cet homme est malheureux.

S’ensuit une discussion sur ce qu’il pense de lui-même, puis plus largement sur la valeur de nos pensées et le poids qu’elles ont dans le déroulement de notre existence.

Cette discussion va changer à tout jamais la vie de cet homme.

J’ai moi-même appliqué ce que j’ai lu dans ce livre, en partie du moins, et cela a aussi changé ma vie et la vision que j’avais d’elle.

Exercices

Le guérisseur met l’homme au défi plusieurs fois. Au début, ce ne sont que de petites et insignifiantes choses à aller vérifier par lui-même. Mais l’homme ne se prête pas facilement au jeu.

Après une rapide mise au point avec le guérisseur, il se décide tout de même et comprend l’importance de ce que lui dit le vieil homme. Entendre ce qu’on nous raconte, c’est bien beau, mais cela ne suffit pas. Nous avons besoin d’aller chercher l’information par nous-même pour que le cerveau l’imprime comme étant une information viable, dont on ne peut douter.

Ils parleront de chance, des peurs diverses que l’on peut avoir, de confiance en soi, de la notion de sacrifice, de faire des choix…

L’homme vit ensuite une expérience très drôle en essayant de se confronter à sa peur d’être rejeté par les autres. Drôle mais riche d’enseignements…

Ultime leçon

L’homme est mis à l’épreuve une dernière fois sans même se douter de ce que le vieil homme lui réserve.

Il se trouve qu’il a du mal – comme beaucoup d’entre nous – à prendre des décisions, quand le choix n’est vraiment pas facile à faire.

Je n’ai pu m’empêcher d’y trouver un parallèle avec un livre que j’ai adoré et plusieurs fois dévoré, à savoir “Le concept du continuum” de Jean Liedloff. L’auteure, par son observation intensive du peuple Yekwana, en a conclu, entre autres, que leur manière de s’occuper de leurs enfants leur profère une grande confiance en eux et en leurs choix. Les enfants ne sont jamais influencés par quiconque dans leur prise de décision. Un enfant, à partir de 2 ans environ, a le droit de choisir ce qu’il veut faire de sa vie et de la mener comme il l’entend. S’il se trompe (ce qui arrive, bien-sûr), les Yekwanas ne s’en offusquent pas. C’est la vie et elle passe par là. Fin de cet aparté.

Ce que l’homme apprendra de cette épreuve le changera à tout jamais. Cela lui offrira une vision nouvelle de sa vie et de ce qu’il peut faire pour la diriger, sans se faire diriger par elle. Le secret du bonheur, n’est-ce pas?

Mes propres remises en question

J’ai beaucoup de croyances que j’ai conscientisées à la suite de la lecture de ce livre.

Je dois en avoir plein d’inconscientes, aussi.

Le moment viendra où, je m’en rendrai compte si elles me sont néfastes et tenterai de les rendre plus positives.

Me rendre compte de certaines croyances qui me servaient au quotidien m’a aussi beaucoup apporté. C’est une manière de me valider, et ça fait du bien.

Mes croyances sur moi-même

Moi, je crois que la vie peut être très drôle et excitante. Mais je peux aussi ruminer des choses pendant des mois et croire tout le contraire sans comprendre comment m’en sortir.

Je crois que si je m’ennuie, je ne vis pas pleinement ma vie. Alors j’essaie de profiter de chaque instant. J’ai mené une réflexion (encore en cours) sur le fait de râler…

Je crois que mon alimentation est au centre de ma vie. Je croyais qu’elle faisait que j’avais le poids que j’avais. Maintenant, je pense qu’elle fait ma santé, ma bonne humeur, mon sommeil réparateur… ou mes problèmes de santé, au contraire.

Je crois que je suis différente des autres, et je l’ai toujours cru. Mon attitude est exactement celle à laquelle s’attendent les gens, et celle qui correspond à ma croyance.

« Tu es spéciale » (je ne l’entends jamais d’une bonne oreille) est une remarque que j’ai longtemps entendu, et qu’il m’arrive encore d’entendre, moins souvent, maintenant.

J’ai longtemps cru que j’étais moins bien que les autres sur certains points. Mais j’ai aussi longtemps cru que j’étais mieux que les autres sur d’autres points.

Vu que je me crois toujours différente, il est très difficile pour moi de me situer et donc d’être objective. C’est un sujet sur lequel je stagne un peu, pour être franche.

Cette croyance est directement liée à la précédente. Elles m’ont longtemps plus desservi que servi. Maintenant, j’essaie de m’en servir comme d’une force… Je suis comme je suis et j’essaie de m’accepter sans jugement. C’est pas tous les jours facile.

le livre qui a changé ma vie
Je me remets sans cesse en question

Mes croyances sur les autres et sur le monde

Il y a quelques années, j’ai développé la croyance que les gens qui sont minces ne le sont que pour deux raisons :

  • ils ont un super métabolisme (et je croyais que c’était complètement injuste)

  • ils ne mangent rien

J’ai longtemps cru, tout en étant gêné inconsciemment par cette croyance, que les gens maigres étaient en mauvaise santé.

Je tenais cette croyance de mon père qui croit que les gens ne sont en bonne santé que s’ils ont des formes généreuses.

Il tenait cette croyance de ses parents qui croient que quelqu’un de mince, ou qui mange peu (pour eux cela va ensemble) n’est pas en bonne santé.

Ils ont vécu l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale et ont cruellement manqué de nourriture…

Je crois que si les gens se mêlaient un peu plus de leurs affaires plutôt que de celles des autres, il y aurait moins de problèmes sur Terre.

Je crois que si on fait un réel travail sur soi et sur la construction de sa psychologie, on peut élever ses enfants sans les rendre malheureux.

Je crois que si on s’occupe bien de ses enfants et qu’on les accepte tels qu’ils sont vraiment, ils deviendront des adultes heureux et épanouis.

Je crois que si tous les enfants pouvaient devenir des adultes épanouis, il n’y aurait pas de guerre sur Terre.

Je crois que tout Être Humain a le droit d’être aimé, et a de la bonté en lui. Il suffit de trouver où tout ça est cachée et de savoir le ranimer, avec de l’amour et du respect.

Je crois qu’on a le droit de ne pas aimer quelqu’un mais qu’on se doit de le respecter. Et je crois que trop peu de gens ont cette croyance. On vit dans un monde où l’on est sans cesse jugé dans les médias, où il suffit de voter pour éliminer quelqu’un… Il faut être ceci ou cela pour rentrer dans le moule, et tout cela, je crois que ça ne me conviendra jamais. Je crois que les forces et les faiblesses de chacun font le patchwork du monde.

Je crois que les difficultés nous font grandir et qu’il est trop facile de se décharger de ses fautes en raison de circonstances atténuantes. Je crois qu’on déresponsabilise et qu’on assiste beaucoup trop de personnes.

Je crois que les êtres humains se sentent supérieurs à toutes les autres vies sur cette Terre et que ceci causera notre perte.

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs de Katia du blog Routines Plaisir.

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Natacha.

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