Le jour où j’ai donné naissance à mon bébé

le jour où j'ai donné naissance à mon bébé

Le jour où j’ai donné naissance à mon bébé a été extraordinaire ! C’était le 6 juillet 2018…

Mon choix d’accouchement

Comme pour mon aînée, j’ai choisi d’accoucher naturellement en plateau technique. C’est-à-dire qu’un hôpital m’ouvrira les portes de sa « salle nature » et que je serai aidée d’une sage-femme libérale qui propose un accompagnement global. Elle dispose d’un accès à la salle nature pour les femmes qu’elle accompagne et qui souhaitent ce type d’accouchement.

Techniquement, ma sage-femme n’a pas eu ce droit. L’hôpital ne le lui a toujours pas accordé malgré une demande datant de plusieurs mois et quasiment une promesse de signature de leur part non honorée. La raison invoquée : elle pratique également des accouchements à domicile, ce qui ne leur conviendrait pas.

Le jour où j’ai donné naissance à mon bébé

Comme pour notre fille, nous voulions un accouchement en plateau technique. L’accouchement à domicile stressant trop mon cher et tendre, cela nous convenait parfaitement.

On marche sur la tête

Nous avons été très étonnés de cette décision de l’hôpital concernant ce refus. Et surtout, nous ne comprenons pas en quoi le fait que notre sage-femme propose un accompagnement d’accouchements à domicile est un problème :

  • Ce n’est pas du tout le même accompagnement qu’en plateau
  • La demande et les attentes des familles faisant ce choix ne sont pas du tout les mêmes
  • Elle se serait bien évidemment engagée à respecter le protocole de l’hôpital
  • Et enfin, ce n’est pas comme si l’hôpital n’était pas au courant de ce que proposait ma sage-femme lorsqu’elle a fait sa demande pour accéder au plateau technique avec les femmes qu’elle accompagne. Bref, du pur délire ! De la peur en bouteille. Être discriminée de la sorte, c’est impensable !

J’adopte la zen attitude

Ma sage-femme m’annonce la mauvaise nouvelle à 3 semaines de mon accouchement – 2 en fait, vu que j’ai accouché 6 jours avant le terme… Elle ne pourra pas m’accompagner pour mon accouchement.

J’aurai pu très mal le prendre, m’effondrer, stresser… Mais non, je me dis qu’à tout problème sa solution, et je sais que les choses iront bien.

Je sais que j’aurai quand même le droit d’aller dans la salle nature si elle n’est pas occupée quand j’arriverai à la maternité, même sans ma sage-femme. J’ai confiance.

le jour où j'ai donné naissance à mon bébé
blanca_rovira

Ma sage-femme me dit que je peux demander à ce qu’elle soit présente en tant qu’accompagnante et me donne les coordonnées de la personne à contacter pour cela. Je m’en occupe immédiatement.

Après un appel téléphonique un peu solennel – l’homme auquel je parle ne semble pas très au courant de ces pratiques d’accouchement naturel, mais il conserve son sens de l’humour et c’est appréciable – ma demande est acceptée, à la condition que ma sage-femme n’intervienne pas en cas de problème et soit là en tant qu’accompagnante pure et simple. Je lui envoie un mail pour lui annoncer la bonne – malgré les circonstances – nouvelle et lui redonne les conditions avec lesquelles le marché tient. Même si je ne doute pas qu’elle le sache déjà…

J’accouche ou j’accouche pas?

En pleine nuit

Je me suis réveillée vers 3h du matin avec des douleurs au bas-ventre qui ressemblaient à celles que l’on ressent pendant les règles.

Les sensations étaient courtes, entrecoupées par des temps de repos d’environ 18 minutes. Ça a duré le reste de la nuit, et je n’ai que peu dormi à partir de ce moment-là.

Faux travail ?

Au petit matin, les contractions étaient légèrement plus intenses, mais, pour autant, j’avais des doutes sur la véritable mise en route du travail. Déjà, le terme était prévu 6 jours plus tard. Et en plus, il pouvait se passer 20 minutes entre chaque contraction.

Comme j’avais déjà eu une phase de « faux travail » 2 semaines auparavant qui m’a pas mal frustrée, j’étais sur mes gardes. Ne surtout pas se réjouir trop vite pour éviter toute déception !

Lâcher prise

Ce jour-là, ma fille était malade, je n’ai donc pas pu l’emmener au jardin d’enfants, comme tous les matins. Dommage, car j’avais bien besoin de repos !

En appelant le jardin pour prévenir de son absence, je demande à m’entretenir avec une des éducatrices, qui s’est gentiment proposée pour accueillir ma fille pendant l’accouchement, ma famille habitant loin ou étant complètement indisponible en semaine.

J’explique donc à l’éducatrice que j’ai des contractions depuis plusieurs heures et lui demande quelles sont ses disponibilités aujourd’hui. Elle me dit qu’elle pourra accueillir ma fille cet après-midi après avoir débauché. Si le travail d’accouchement venait à s’accélérer, exceptionnellement, j’aurai pu l’amener au jardin d’enfants et elles seraient rentrées ensemble chez l’éducatrice à sa débauche.

A trop réfléchir, on stoppe le travail

Tous ces détails à régler m’ont pris la tête. C’était déjà le cas avant le jour de l’accouchement car personne dans mon entourage n’était vraiment disponible pour s’occuper de mon aînée. Une personne aurait pu la garder la nuit mais que le week-end, une autre la semaine mais que dans certaines conditions… bref ! Le casse-tête ! Et lorsqu’on accouche, on a vraiment besoin d’être sereine afin de laisser le travail se faire.

Cela, mon éducatrice l’avait déjà bien compris, car, comme moi, elle a fait le choix d’accoucher naturellement de ses enfants. C’est pourquoi, au vu de ma situation, elle m’a dit pouvoir s’occuper de ma fille le jour J.

Elle me conseille également d’appeler mon mari pour qu’il rentre afin que je puisse me reposer et avoir l’esprit totalement libre. Je suis son conseil…

Ralentissement

Mon mari est arrivé vers 11h. L’ambiance est au beau fixe, soleil radieux dehors, la tête en vacances…

Il appelle ma sage-femme pour lui annoncer la nouvelle. Elle dit qu’elle arrivera chez nous vers 15h si rien ne change et de l’appeler si je perds les eaux et/ou que le travail s’intensifie.

Aux alentours de 12h et jusqu’à 14h, les contractions s’espacent encore plus. 25 minutes entre chacune. J’ai même compté un écart d’une demi-heure entre deux.

le jour où j'ai donné naissance à mon bébé
Soorelis

L’heure est grave : je décide de me mettre dans ma bulle pour de bon et d’arrêter de regarder ma montre.

Notre fille étant à la sieste, mon mari me propose de regarder un film. Je ne le regarde qu’à moitié, et la deuxième partie dudit film, plus du tout, pour ainsi dire ! Je rêve de mon bébé que j’espère pouvoir toucher, sentir, regarder dans peu de temps… et de tous les moments de joie et de tendresse que l’on va partager.

Je me rapproche de mon amoureux pour un moment de câlins, ce qui n’est pas sans me rappeler mon premier accouchement. On dit bien qu’une femme qui accouche naturellement (re)devient primitive et que, pour ce faire, elle doit se mettre dans les mêmes conditions que si elle faisait l’amour ? Je prends cela au pied de la lettre. Cela m’a aidé pour la naissance de ma fille, alors pourquoi ne ferai-je pas la même chose pour cet accouchement-ci?

Je ne réfléchis plus. Je suis en train de rêver. Et je me sens un peu stone…

le jour où j'ai donné naissance à mon bébé
Engin_Akyurt

Verdict

Vers 16h, ma sage-femme arrive. Je suis dans ma chambre, allongée sur le côté. Les contractions se sont intensifiées, mais cela reste supportable.

Elle me propose de m’examiner afin que je sache si le travail s’est mis en route ou si c’est une fausse alerte…

Quant à moi, je vous propose de me retrouver demain pour la suite de ce récit!

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Natacha

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2 commentaires sur “2”

  1. Grrr tu as coupé ton récit alors que j’étais à fond dedans !!
    Bien sûr que tu es en travail à ce moment là 😛.
    Faire des galipettes c’était bien la dernière chose dont j’avais envie lorsque je débutais le travail !!!

    1. Ouais, j’ai hésité et je me suis dit que 3000 mots d’un coup ça faisait peut-être beaucoup!
      Je publie la suite cet aprem 🙂
      Lol, ouais je suis un peu barrée comme nana pour avoir envie d’aller sous la couette pendant que j’accouche 😉
      Merci de ton commentaire 🙂
      Natacha

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