L’apprentissage conventionnel de la propreté – Mon défi HNI

cycle naturel d'élimination

L’apprentissage de la propreté est à dissocier totalement de l’hygiène naturelle.

Un enfant n’est jamais propre

Tout d’abord, je n’utilise jamais le mot « propre » dans le cas présent. Sauf quand je parle d’apprentissage de la propreté. Je le fais pour que les gens comprennent de quoi je parle. Je n’ai plus envie d’utiliser ce terme. J’essaierai désormais de dire qu’un enfant arrête de porter des couches afin de devenir continent.

Je trouve qu’il est dégradant de dire qu’un enfant est ou n’est pas propre en parlant de ça. Un enfant n’est pas sale quand il porte des couches. Il n’est pas plus propre quand il cesse d’en porter. Il peut porter des couches, aller sur le pot ou aux toilettes, pratiquer l’HNI avec sa famille… Voilà comment nous devrions parler de cette période.

Absence de communication

Lorsque l’on met des couches à son enfant de manière systématique – en ignorant ses fonctions d’élimination – et en choisissant de les lui enlever avant qu’il aille à l’école, on est dans le système conventionnel de l’apprentissage de la propreté.

Il y a très souvent une absence totale de communication au sujet de l’élimination.

L’hygiène naturelle

Lorsqu’on pratique l’hygiène naturelle, on n’apprend rien du tout à son enfant. Nous apprenons à communiquer mutuellement à propos de l’élimination de l’enfant.

Le parent adopte une manière d’être plutôt que de faire. Il tente de comprendre son enfant dans ce besoin particulier afin de l’aider à se soulager dans des conditions saines.

L’énurésie nocturne

L’énurésie est le fait de faire pipi au lit. On rencontre souvent ce phénomène chez les enfants ayant porté des couches de façon « intensive ». Je le dis et le répète : plus un enfant est laissé longtemps dans une même couche, et plus âgé il sera quand il arrêtera de porter des couches, moins il aura de contrôle sur son élimination. Il sera donc plus à même de rencontrer des soucis d’énurésie nocturne (entre autres problèmes).

La répartition de la miction

Le « quota » de pipi d’un enfant ayant été élevé sans couches est réparti comme suit :

  • un gros pipi le matin au réveil

  • suivis de plusieurs autres (3 ou 4) assez importants dans la matinée

  • il fait un bon pipi dès qu’il se réveille de sa ou ses siestes (matin et après-midi)

  • un autre en fin d’après-midi

  • et un le soir avant d’aller se coucher

Ce qui lui permet de passer une nuit sereine sans envie d’aller aux toilettes. Il sécrète de manière active et intense une hormone appelée vasopressine pendant qu’il dort, et qui inhibe la sécrétion d’urine. Hormone qui est naturellement présente et sécrétée de manière forte chez tous les êtres humains en contact normal avec leur élimination.

apprentissage de la propreté

Ce qu’on peut essayer de faire pour éviter l’énurésie

Pensez à éviter les boissons autres que l’eau après 16h, si votre enfant rencontre ce problème. Et à mieux répartir l’absorption d’eau d’une manière générale . Beaucoup le matin, et on espace de plus en plus les prises dans la journée.

On ne devrait quasiment pas boire le soir, et si ça arrive au moins 30 minutes avant d’aller se coucher, le temps que le corps filtre tout ça.

Les boissons très diurétiques sont celles contenant de la caféine (le soda noir en est bourré) et les jus de fruits (même si ça paraît sain, ça ne l’est pas tant que ça).

Évidemment, lorsque l’on mange trop salé ou trop sucré, on a envie de boire ensuite, alors évitez cela!

Petite aparté pour les adultes

L’alcool déshydrate énormément, donc donne envie de boire encore plus, ce qui fait beaucoup faire pipi, surtout la consommation de bière! Buvez (aussi) de l’eau pendant les soirées arrosées et bye bye la gueule de bois!

Petites habitudes à mettre en place

Prendre l’habitude d’aller faire pipi tout de suite au réveil, c’est lancer la machine de manière optimale pour la journée. Certains enfants ne vont pas faire pipi dès le matin, je ne le comprends pas! C’est la première chose que je fais en me levant.

Même si vous avez peu envie, allez-y tout de suite. L’urine est produite en continu, si on va faire pipi dès qu’on en ressent le besoin (même minime au matin), on averti son corps qu’on est réveillé, et qu’il peut filtrer les urines de la nuit. On part du bon pied pour la journée sans “bloquer” le processus qui aura du mal à démarrer… Sans ça on se retrouve avec des envies de faire pipi plus fréquentes la nuit et pas soif de la journée. Ce n’est pas sain.

En résumé, on doit avoir soif et faire beaucoup pipi le matin, et rien de cela la nuit!

L’arrêt du port de couches

On sera aussi tenté de laisser la couche la nuit aux enfants grands (5 ans et +) qui font souvent pipi au lit. Plus vous mettrez de couches à votre enfant, moins il sentira qu’il est en train d’éliminer et plus longtemps il en portera. Oui, ça va le réveiller s’il fait (et encore certains ne se réveillent même plus) et c’est tant mieux ! Mettez une alèse et un drap, avec une deuxième couche d’alèse + drap sur son matelas comme ça, pas de grand chantier pendant la nuit, hop ! On retire la première couche trempée et c’est reparti ! Et il faut que ça le réveille pour que petit à petit, il sente qu’il a besoin d’éliminer et qu’il se réveille avant de se faire dessus. Il pourra se lever et aller aux toilettes. Et plus tard, faire pipi au réveil, le matin.

Aller aux toilettes dès qu’on a besoin d’y aller

Montrez à vos enfants que vous vous respectez et que vous allez aux toilettes dès que vous en sentez le besoin. Plusieurs parents se plaignent que leur enfant ne prend pas le temps de faire une pause dans son jeu pour aller faire pipi. Peut-être que le modèle qu’il voit tous les jours fait la même chose.

Plus on se retient d’aller aux toilettes, et plus on a de chance de connaître l’incontinence dans sa vie. Le périnée est extrêmement malmené par la tension des urines et des selles contenues de force.

De plus, le port de couches jusqu’à 3 ans en journée et jusqu’à 5 ans la nuit n’aide vraiment pas à rester connecté à ses sensations d’élimination. Cela apparaît pour énormément d’enfants comme quelque chose d’ennuyeux, de secondaire, comme une perte de temps, et tout ça pourquoi ? Parce qu’on leur a appris à utiliser une couche comme toilettes portables…

Avez-vous connu les pipis au lit avec vos enfants?

Comment s’est passé l’apprentissage du pot ou des toilettes avec eux?

Partagez ça avec moi dans les commentaires!

Natacha

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