La journée de la non-violence éducative

non-violence éducative

Comme l’année dernière, j’ai organisé une manifestation à l’occasion de la journée de la non-violence éducative.

Il s’agissait d’une discussion entre parents – et grands-parents ! – sur les difficultés que chacun pouvait rencontrer dans l’éducation de ses enfants.

L’idée était d’essayer de trouver ensemble des solutions pour faire autrement qu’utiliser la violence ordinaire.

La journée de la non-violence éducative

C’est une manifestation américaine, à la base. C’est l’organisation américaine End Physical Punishment for Children qui en est la créatrice.

Le but était de dénoncer les punitions corporelles sur les enfants. Ensuite, est né le « no hitting day », littéralement « la journée sans frapper »…

Catherine Dumonteil-Kremer a eu la brillante idée d’importer la journée de la non-violence éducative en France. Elle a lieu tous les ans, le 30 avril.

La violence éducative ordinaire (VEO)

Ce n’est pas seulement le fait de mettre la fessée à son enfant qui est prise en compte ici.

Les cris, les humiliations, le chantage, les douces violences… que nous pouvons tous utiliser, même si on s’en défend bien. Certes, il est difficile d’avouer qu’on y a recours. Ce n’est pas grave, le plus important c’est d’en être soi-même conscients pour tenter de faire autrement.

Passer par une phase de prise de conscience me paraît nécessaire, comme pour tout point que l’ont veut améliorer dans l’éducation qu’on donne à ses enfants, d’ailleurs.

Personnellement, je crie, et facilement. Je dis souvent “ça suffit!”, “arrête!” ou encore “non, je ne suis pas du tout d’accord, là, je te l’ai déjà dit!”.

non-violence éducative

La communication non-violente

Je m’aide beaucoup de cette méthode de communication pour fluidifier les choses.

En gros, selon Marshall B. Rosenberg, auteur de “Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)”, établir une communication non-violente s’articule sur ces points :

  • communiquer avec soi-même pour clarifier ce qu’il se passe en soi (auto-empathie)
  • communiquer vers l’autre d’une manière qui favorise la compréhension et l’acceptation du message (expression authentique)
  • recevoir un message de l’autre, l’écouter d’une manière qui favorise le dialogue, quelle que soit sa manière de s’exprimer (empathie)

Pour que cela fonctionne, il faut :

  • être attentif au moment présent
  • une intention claire de favoriser le dialogue et la compréhension
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Wikipédia

Trouver une manifestation près de chez soi

On peut se renseigner ici pour savoir où se passeront les manifestations crées pour l’événement les plus proches de chez soi.

Créer une manifestation

S’il n’y a personne qui n’a encore lancé le mouvement près de chez vous, et que l’idée vous touche, pourquoi ne pas organiser vous-mêmes quelque chose à cette occasion ?

C’est l’idée qui m’est venue il y a 2 ans

Il y avait bien une journée avec jeux pour les enfants, des discussions et une diffusion de film, mais à 50 km de chez moi !

Je me suis dit « Tiens, pourquoi ne pas tenter de faire quelque chose ? Ce n’est pas parce que personne ne l’a fait que ça n’intéressera pas les gens ».

La première année

Très peu de communication de ma part. Je ne maîtrisais aucun réseau social, et je n’ai pour ainsi dire déposé aucune affiche ni tract.

J’en ai seulement parlé un peu autour de moi, vite fait, comme on dit.

Ce n’est pas que je m’en fichais, mais, j’avais un peu peur de ce que les gens allaient penser. J’avais peur qu’on se dise « Mais pour qui elle se prend, celle-là ? ».

Total : 2 personnes se sont déplacées – et encore, certainement par gentillesse.

Pour ma défense, 2 autres familles devaient venir mais leurs enfants sont tombés malades à ce moment-là.

Toujours pour tenter de me défendre (comme je peux), il faisait vraiment très mauvais. On aurait dit le temps que j’ai eu à mon mariage, et qui fait que je suis assurée d’être très heureuse avec ma moitié jusqu’à la fin de mes jours…

J’ai eu, en plus, grand peine à ramener la discussion autour de la non-violence éducative. C’étaient plus des banalités qu’on s’échangeait…

Cette année

Pour ceux qui suivent, c’est donc la 2e année que j’organise un événement pour la journée de la non-violence éducative.

Mes actions concrètes pour l’organisation

J’ai beaucoup plus communiqué que l’année précédente. J’ai posé des affiches, j’ai envoyé moult mails, des textos à tous mes contacts… Et je m’y suis prise plus à l’avance aussi !

Résultat des courses : 3 personnes présentes à la discussion…

Si ça augmente d’une personne chaque année, je jette l’éponge, moi !

Plus sérieusement, ce qui m’a freinée, selon moi

La communication par affiches, c’était une bonne idée, je pense. Seulement, avec une petite fille de 2 ans, certes hyper patiente (le mot « sage » ne fait pas partie de mon vocabulaire) mais qui, au bout d’un moment me rappelle gentiment qu’elle est là et qu’il faut pas pousser mémé dans les orties, c’est pas toujours simple. Je suis contente d’organiser des choses, car au final, c’est pour elle que je le fais. Mais si l’organisation mise en place pour ça doit l’ennuyer, non, on oublie.

Je me garais devant un ou plusieurs commerces et déposait les affiches sans la sortir de la voiture. En procédant ainsi, j’avais droit à une heure de distribution d’affilée, grand maximum ! Ce qui est énorme, quand j’y réfléchis. J’ai beaucoup de chance d’avoir la fille que j’ai.

non-violence éducative
Observatoire de la violence éducative ordinaire

Le deuxième frein, et non des moindres, c’est que, pour la deuxième année consécutive, j’ai organisé la discussion le même jour qu’une autre manifestation, beaucoup plus importante – en terme de notoriété, par chez moi – et qui brasse énormément de monde en 2 jours.

Je le savais l’an dernier mais je n’ai rien fait. Cette année, non plus. Comme je comprends vite mais qu’il faut m’expliquer longtemps, j’ai décidé de décaler d’un jour la discussion prévue pour l’an prochain. Affaire à suivre…

La discussion

Un peu de banalités échangées, comme l’an dernier. Mais, une meilleure façon de ramener les choses vers le sujet principal : la non-violence éducative. Et finalement, le sujet a fait parler, et tout le monde y a pris part, racontant sa propre expérience. J’ai trouvé que c’était très intéressant car les profils et les âges des personnes étaient complètement différents.

Connaissiez-vous la journée de la non-violence éducative ? Avez-vous participé à cet événement, cette année ou les précédentes ?

Êtes-vous prêts à organiser une manifestation près de chez vous pour cet événement, s’il n’en existe pas ?

Merci de partager cela dans les commentaires, en fin d’article !

Et, comme d’habitude, vous êtes libres de vous inscrire à mon blog en cliquant sur « abonnez-vous ». Vous serez sûrs de ne rater aucun des prochains articles !

Natacha

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