Pratiquer l’hygiène naturelle quand son enfant est malade – Mon défi HNI

hygiène naturelle quand son enfant est malade

Pratiquer l’hygiène naturelle quand son enfant est malade peut être un vrai défi, voire un casse-tête !

C’est pourquoi il est bon de lâcher prise sur ses attentes. Et oui, je rabâche encore et toujours la même rengaine…

Ce que l’hygiène naturelle apporte à ce moment-là

Un lien fort grâce au contact rapproché avec son enfant, bien-sûr.

La pratique de l’hygiène naturelle fait que savez lorsque votre enfant va tomber malade, aux débuts des tous premiers symptômes.

Le fait de ne pas porter de couche garde la région périnéale au frais, ce qui est excellent pour la santé et la thermorégulation. Si votre enfant a de la fièvre, retirer sa couche s’il en porte une est déjà un excellent remède naturel. Rafraîchir la zone périnéale avec un gant tiède puis frais pendant une a deux minutes est encore mieux. Cette technique se nomme bain dérivatif, je l’utilise moi-même régulièrement. c’est très efficace pour soigner de nombreux maux. Les pratiquer vous ouvre les portes d’une hygiène de vie très saine.

hygiène naturelle quand son enfant est malade

Évènements remarquables

Évidemment, s’il a la diarrhée, vous le verrez tout de suite. Ce qu’on ne voit pas forcément avec une couche, qui absorbe et dénature les selles.

Vous sentirez votre enfant plus proche de vous, qui a besoin d’être porté en position pendant l’élimination alors qu’il allait seul au pot ou aux toilettes, par exemple.

La fréquence et la couleur de la miction change avec une maladie, vous le verrez et le saurez tout de suite alors que c’est impossible avec une couche. Un enfant ayant la diarrhée fait beaucoup moins pipi, voire plus du tout dans le cas de ma fille.

Quand elle a une poussée dentaire, elle fait aussi beaucoup moins pipi. Je pense, avec mes observations, que la douleur lui donnant moins envie de boire au biberon, elle a moins besoin d’uriner. La douleur de la percée gingivale empêche le relâchement sphinctérien aussi, selon moi.

Enfin, le contact de vos mains sur la peau de votre enfant vous fera savoir s’il est fébrile, un signe d’infection, ou au contraire, s’il frissonne, qui peut être un signe qu’il s’enrhume.

hygiène naturelle quand son enfant est malade

Comment pratiquer l’hygiène naturelle quand son enfant est malade

Avec un nourrisson

Si votre bébé est très jeune et que vous le portez en écharpe ou porte-bébé physiologique, vous pouvez toujours faire un grand stock de langes. C’est très bon marché et se lave et sèche facilement et rapidement.

Pendant le portage, si vous craignez de mouiller ou de souiller l’écharpe, installez un lange fin sur les fesses de votre bébé. Vu que ce n’est pas imperméable, vous sentirez s’il a éliminé même s’il ne signale plus. Les bébés signalent souvent plus fortement quand ils sont portés car ils n’aiment pas se souiller.

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Pliage d’un lange

 

Ces conseils s’appliquent bien-sûr si vous commencez l’hygiène naturelle ou à tout moment où vous sentez que vous en avez besoin.

Avec un enfant plus grand

Tant que vous pouvez porter, vous pouvez utiliser des langes dans l’écharpe afin de parer aux petits accidents, si votre enfant ne signale pas qu’il veut éliminer.

S’il a beaucoup de température, faites-lui un bain dérivatif. Laissez-le sans couches tant que vous le voulez et le pouvez. S’il reste allongé et dort beaucoup, une alèse imperméable placée sous ses fesses fera l’affaire. Vous pouvez la changer dès qu’elle est souillée. Les enfants ayant beaucoup de température restent souvent allongés sans bouger le temps que la température baisse, c’est naturel. Et gérer l’élimination en laissant la zone périnéale au frais est assez simple, il me semble.

S’il pleure beaucoup, est très grognon et qu’il répond par la négative à vos suggestions, c’est un moment où mettre des couches peut s’avérer la meilleure solution.

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Lorsqu’on se sent dépassé

Si votre enfant ne signale plus ou refuse systématiquement le pot, c’est un moment où l’on peut remettre des couches momentanément, jusqu’à ce que la convalescence soit terminée.

Quand ma fille a la diarrhée, elle continue de signaler mais le laps de temps qui s’écoule entre le moment où elle dit « caca » et le moment où elle fait n’est que de quelques secondes. Nous lui remettons des couches à ce moment-là et la changeons immédiatement.

Au moins, elle n’a pas ses excréments partout sur ses jambes. La couche empêche d’avoir à nettoyer des vêtements très salis, et des selles qui collent sur la peau. Cela prend beaucoup de temps et peut être très ennuyeux. Et comme elle ne supporte pas le contact avec ses selles, elle signale de toute manière qu’elle a fait caca.

Si vous êtes malade ou momentanément handicapé

Faites au mieux. Comme le dit si bien Ingrid Bauer dans son livre « Sans couches, c’est la liberté ! », c’est quand un problème se pose et que l’on veut réellement trouver une solution qu’elle arrive. Si vous êtes vraiment décidé à pratiquer l’hygiène naturelle, vous trouverez des aménagements qui vous conviendront, des astuces pour vous rendre la vie plus facile.

Quand je suis moi-même malade

Tout dépend de ce que j’ai mais si je souffre ou que je me sens trop fatiguée, je remets momentanément des couches à ma fille. J’essaie de rester à l’écoute de ses signaux et de la changer suivant ses rythmes, au minimum. Mon intuition étant assez forte, je reste connectée à elle et sait, la plupart du temps lorsqu’elle veut éliminer. C’est gérer le déshabillage/rhabillage qui me coûte souvent dans ces moments-là, surtout qu’elle ne veut bien faire pipi qu’à la douche, qui se trouve à l’étage.  Mais je suis vraiment décidée et je remarque au quotidien les nombreux bienfaits de cette pratique, alors je n’arrêterai pas…

Et chez vous, comment cela se passe quand votre enfant est malade ?

Avez-vous déjà été malade depuis que votre enfant est né ? Quels aménagements avez-vous mis en place pour continuer à pratiquer l’hygiène naturelle ?

Partagez votre expérience dans les commentaires !

Natacha

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3 commentaires sur “3”

    1. Bonjour Evan,
      oui ce n’est pas toujours simple mais l’essentiel est de suivre l’enfant, comme dans toute pratique de maternage. Ce que tu appliques déjà dans ton quotidien avec ton enfant 😉
      Si ça fonctionne pas, on fait une pause et quand ça va mieux, tu verras, tout repart comme avant 🙂
      Natacha

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