Comment gérer sereinement les colères de son enfant? – Semaine 6 de mon défi

3 choses que j'ai faites pour simplifier ma vie familiale

Gérer les colères de son enfant, voilà un sujet de préoccupation récurrent chez les parents.

Tout d’abord, il est naturel qu’un enfant entre 18 mois et 3 ans se mette souvent en colère. Nous sommes en plein dans cette phase, à la maison. Et c’est pas toujours facile, alors je vous comprends.

La phase d’opposition

Dans cette tranche d’âge, les enfants traversent ce qui est communément appelé « la phase du non ». Comme son nom l’indique, l’enfant dit « non »>. Ce peut être en réponse à tout et tout le temps. Il n’est pas nécessairement contre ce que vous dites, en plus. C’est seulement le besoin de s’affirmer, résultant de la prise de conscience qu’il est un être à part entière. C’est donc naturel ! Je dirai même plus qu’un enfant DOIT passer par là. La structuration de son caractère en dépend. Bien évidemment, nous sommes tous différents, alors cette phase est ressentie de manière plus ou moins forte par la famille.

Du côté de chez moi

Comme je le disais plus haut, ma fille entre activement dans cette phase. Heureusement, j’ai un peu d’expérience avec les enfants de cet âge. En effet, je suis assistante maternelle depuis 6 ans, et ai accueilli une quinzaine d’enfants qui avaient tous moins de 3 ans. J’ai pu remarquer que quand la période se fait ressentir de manière très forte, elle paraît plus courte que quand c’est plus diffus. J’espère pouvoir en conclure que plus la période d’opposition est marquée, moins elle dure de temps. Je dis « j’espère » car, chez nous, c’est roulades par terre, gifles sur la figure (ma fille sur nous, pas le contraire…) et tout ce qui va avec ! Ah ça non, elle ne rigole pas !!

Gérer les colères

Oui, c’est bien joli, tout ça, vous me direz. Mais, en pratique, comment allez vous rester zen face aux colères de votre enfant ? Si vous êtes en colère, isolez-vous ! Respirez profondément, avec le ventre et comme suit :

  • Fermez les yeux.

  • Expirez avec la bouche en expulsant l’air contenu dans l’abdomen.

  • Inspirez par le nez en relâchant tout. Le ventre doit avoir un tonus neutre, ne gonflez pas.

  • Puis recommencez. Vous sentirez plus de force pour expulser l’air alors allez-y à fond, le plus doucement et longtemps possible.

  • Vous vous sentirez de mieux en mieux en continuant autant que possible…

ne pas gérer les colères

Face à face

Lorsque vous vous sentirez mieux, allez retrouvez votre enfant. Si vous êtes seul il vous paraîtra difficile de le laisser pour vous isoler. Je le comprends. Mais si vous avez besoin de 2 minutes pour vous calmer dans la pièce qui est juste à côté de celle où il se trouve, tout va bien. Vous l’entendrez, vous ne l’abandonnez pas pour autant. Vous en avez besoin pour agir posément, rester serein et surtout bienveillant avec lui. Quand on est énervé, on peut crier, mettre une fessée, avoir des paroles blessantes… C’est ce que nous voulons éviter, ou arrêter de faire.

Il faudra accepter que si nous agissons de la sorte, c’est que nous sommes à bout. Le comportement de l’enfant n’est pas la cause. Il agit comme tel pour nous montrer ce qui ne va pas. À nous de prendre meilleur soin de nous-mêmes. On ne peut pas vouloir être un parent conscient et ne pas faire attention à ses propres besoins. Cela ne fonctionnera pas.

La colère n’est pas un sentiment négatif

Nous ressentons tous de la colère à un moment ou un autre de notre vie. Et il est sain de l’exprimer. C’est déstabilisant de voir un enfant se rouler par terre en tapant des mains et en battant des jambes… Ma fille le fait tous les jours, en ce moment. Et vous savez quoi ? Elle est en bien meilleure santé que je ne le suis, moi qui refoule souvent.

J’apprends à exprimer mes sentiments, mais c’est dur. À moi, on m’a appris que ce n’était pas bien de crier si j’étais en colère, que je n’étais pas belle quand je pleurais, que je devais arrêter mes caprices quand je disais que je ne trouvais pas ça juste. Papa, maman, je ne vous en veux plus. Mais, ne m’en veuillez pas non plus, car je vais essayer de faire autrement. Je vais tenter de gérer les colères de mon enfant en restant zen et non nier ses sentiments.

Le contenir pour gérer les colères

Oui, le prendre dans les bras quand cela devient très fort peut l’aider à canaliser tout ça. Se sentir contenu est extrêmement efficace et pas qu’en cas de colère, d’ailleurs. Il ne s’agit pas d’étouffer la colère, ni de l’arrêter. Seulement lui montrer que nous sommes là pour lui et que nous allons l’aider à gérer ce moment. Un petit enfant qui se met en colère ne comprend pas ce qu’il se passe. Son cerveau est immature, et est intolérant à la frustration. Pour information, le cerveau est considéré comme mature à 25 ans ! Quand il s’apaisera dans vos bras, vous pourrez lui dire qu’il était très en colère et qu’à vous aussi, ça vous arrive, parfois.

aider l'enfant à gérer les colères

La crise ne durera pas

Ouf ! Voilà des paroles réconfortantes… C’est ainsi, et heureusement. Votre enfant grandira et passera à autre chose. Mais vous savez ce qu’on dit ? « Petits enfants, petits problèmes, grands enfants, grands problèmes ! ».

On n’est pas rendus.

Natacha.

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2 commentaires sur “2”

  1. bonjour Natacha

    je te remercie pour ton article.

    je reviens juste sur un point : le contenir dans les bras ne fonctionne pas toujours !
    des fois ça empire le tout, surtout pendant la colère.

    Choub’ est parti en furie quand j’ai voulu lui faire un calin.

    Après la colère, par contre, un gros câlin 🙂

    Au plaisir
    Evan

    1. Bonjour Evan,

      merci de ton retour d’expérience.

      J’entends et prends note de ce que tu dis, il y a des enfants qui se sentent tellement dépassés par leur colère qu’ils ne supportent pas le contact… L’essentiel est de faire ce que tu as fais, respecter, accueillir et attendre le bon moment pour un câlin.

      Rester à côté sans rien dire, c’est aussi donner son amour inconditionnellement pour moi 😉

      Je pense que je me serais sentie impuissante face à ce que tu as vécu avec ton enfant!

      Ma fille a parfois de grosses grosses colères, mais je la prends bien fort dans mes bras en essayant d’éviter les coups de pieds et les bras qui fouettent l’air, et très rapidement, elle s’apaise. C’est du sport!

      Amitiés,

      Natacha

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