Comment aider son enfant à “faire ses nuits” – Semaine 7 de mon défi

hygiène naturelle quand son enfant est malade

Aujourd’hui, le sujet sera « comment aider son enfant à faire ses nuits ? ». Et il y a plein de choses à dire!

Le cycle de sommeil des bébés

Les nourrissons (0/1 an)

Ils passent par 2 phases lors d’un cycle de 45 minutes environ jusqu’à 3 mois :

  • le sommeil agité : il dort même si les parents peuvent parfois penser qu’il est en train de se réveiller.

  • le sommeil calme : parfois perturbant pour les parents car il faut tendre l’oreille pour l’entendre respirer.

Un nouveau-né a souvent une sensation de “vide” du au souvenir de la vie intra-utérine où, en fin de grossesse, il était à l’étroit. La naissance a été un moment intense pour lui. Votre bébé peut se réveiller et pleurer car il se sent seul et ne sent rien ni personne contre lui. Il se rendort paisiblement lorsqu’il sent des bras aimants le contenir. C’est parce qu’il est rassuré, c’est naturel.

2 phases également de 3 à 6 mois :

  • sommeil léger : il est en train de s’endormir et entend encore les bruits alentour

  • sommeil profond : il est profondément endormi

aider son enfant à faire ses nuits
Dormir avec un nouveau-né pour le rassurer

 

C’est à cette période que la plupart des bébés commencent à faire leurs nuits. Si ce n’est pas le cas, certes c’est très fatigant, mais à part continuer à être présent et aimant, il n’y a rien à faire.

Besoin de faire pipi?

Si vous pratiquez l’hygiène naturelle infantile, vous pouvez proposer à votre enfant de faire pipi s’il se réveille régulièrement. Effectivement, les bébés ont besoin de faire pipi la nuit, puisque leur vessie n’est pas encore musclée comme celle d’un adulte. C’est souvent ça qui les réveille, et c’est tant mieux ! Que du bonus dans le processus d’hygiène naturelle.

Les pleurs de décharge

Les bébés ont souvent beaucoup besoin de pleurer en soirée à cet âge. Ils déchargent les tensions accumulées durant la journée, les frustrations, le stress… Porter son enfant en écharpe quand il est calme (ou moins calme, s’il ne dit pas non) aidera à décharger les tensions sans les accumuler. Les périodes de pleurs de décharge peuvent avoir moins souvent lieu, voire plus du tout. Cependant, ces pleurs de décharges, s’ils sont présents, sont essentiels au bon développement du bébé. Ils l’aident à régler sa perception du jour et de la nuit et donc, à faire ses nuits.

Il exprime aussi par là son besoin d’être porté, écouté, rassuré… Vous n’avez qu’à le porter et être présent pour lui, sans tenter de le faire taire, même si c’est dur.

N’oubliez pas de vous écouter. Si ces moments sont trop difficiles, passez le relais à votre conjoint. Et si possible, allez vous aérer.

Sinon, faites de la relaxation quand votre bébé dort. Respirez profondément, cela ne durera pas.

De 6 mois à 1 an

C’est environ à cette période qu’un bébé peut connaître des angoisses de séparation.

Il était très sociable et tout-à-coup, il reste agrippé à vos bras en présence d’inconnus. Votre bébé ne sourit plus aux gens qu’ils ne voient que rarement. En plus, il se réveille sans raison apparente la nuit.

S’il exprime un besoin d’être avec vous et que vous êtes d’accord pour dormir avec lui, alors pas de problème.

aider son enfant à faire ses nuits
Dormir avec son enfant pour apaiser ses angoisses de séparation

Le cododo, co-sleeping ou sommeil partagé

Mon mari et moi avons dormi dans notre chambre avec notre fille placée un lit de cododo jusqu’à ses 7 mois. Et régulièrement (en période de poussée dentaire notamment), nous dormons avec elle à tour de rôle dans la chambre d’amis sur un matelas posé par terre pour des raisons de sécurité. Elle a traversée une longue période à partir de 15 mois où elle était constamment accrochée à l’un de nous deux et se réveillait quasiment toutes les nuits, pour se rendormir presque aussitôt dès qu’elle sentait notre présence.

Peut-être que vous êtes contre le cododo. Peut-être que vous pensez que votre enfant vous teste, fait des caprices, joue avec vos nerfs. Ce n’est pas ce que je pense et ce n’est pas le sujet de cet article.

aider son efnant à faire ses nuits
utiliser un lit de cododo pour se sentir tous en sécurité

Mettre toutes les chances de son côté pour être disposé

Je pense qu’en tant que parents, nous devons énormément faire attention à nous-mêmes. Être parent, c’est énergivore. Si nous ne mettons pas des choses en place pour garder notre énergie et l’utiliser pour le meilleur, à savoir être avec nos enfants et vivre d’intenses moments de joie, nous devenons des parents qui crient, qui râlent, qui sont constamment fatigués, qui n’ont envie de rien. Bref, ce n’est pas la vie que je veux, et je suis sûre que ce n’est pas la vie dont vous rêvez, vous non plus.

Pourquoi laisser pleurer son enfant est néfaste

Si vous choisissez de laisser pleurer votre enfant, faites comme vous le voulez. Mais je pense que ce n’est pas la bonne solution. Plus vous le laisserez pleurer et moins son sommeil sera bon et réparateur. Moins il aura des cycles de sommeils longs et réguliers. Donc il mettra plus de temps à faire ses nuits… Pourquoi?

Primo, il angoissera encore plus. Il rechignera peut-être à aller se coucher, ce qui compliquera les choses. Là, certains me diront « le mien, je l’ai laissé pleurer une fois comme ça, ça a duré le temps que ça a duré, mais il a compris maintenant ! » Quand il aura 4/5 ans, il est possible qu’il subisse des terreurs nocturnes. Pire, à l’adolescence, des soucis de confiance en vous peuvent apparaître, et en lui en somme. Ce n’est pas ce que vous voulez, si vous lisez ceci.

Secundo, moi quand j’entends ma fille pleurer, et mettons que je la laisse pleurer jusqu’à ce qu’elle se rendorme, non seulement je me sentirai mal et je n’arriverai pas à me rendormir jusqu’à ce qu’elle ne fasse plus de bruit (ça peut être long), mais en plus, ça réveillerait aussi mon mari (et tous vos autres enfants pour ceux qui sont concernés). Mari qui se lève très tôt et qui dort peu…

Se reposer ensemble

Stratégiquement, il vaut mieux prendre l’enfant dans ses bras, et s’endormir avec lui. Ou trouver une autre solution qui fonctionnera mieux pour vous, peu importe. Vous n’en ferez pas un enfant gâté, il se sentira rassuré et écouté. Un énorme plus dans votre relation, en bref. Et puis, c’est que du bonheur de tenir son petit bout tout en pleurs une minute, et la minute suivante apaisé de votre présence. Il se rendort dans vos bras, et vous le sentez bien, c’est magique. C’est à ça qu’on sert, nous, les parents, non ? Sinon à quoi d’autre..?

Et vous, quelles solutions avez-vous mis en place pour aider votre enfant à faire ses nuits?

Comment avez-vous réussi à tenir bon malgré les nuits raccourcies et les réveils répétitifs? Dites-moi tout dans les commentaires!

Natacha

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4 commentaires sur “4”

  1. bonjour Natacha

    Je me rappelle quand CHoub’ avait ses coliques. Nous devions la prendre constamment dans les bras. $
    Quand je dis constamment, c’était tout le temps : il souffrait tellement quand il était allongé !

    La méthode trouvée : dormir sur nous, et nous allongés sur le canapé.
    Bingo, 2 mois de dodo un peu dur, mais impecc après 🙂

    Merci pour cet article
    AU plaisir
    Evan

    1. Bonjour Evan,

      merci de partager ton expérience!

      C’est sûr, c’est dur de vivre avec un bébé qui souffre et qui ne dort pas.
      Heureusement, l’instinct parental nous offre plein de ressources pour nous concentrer sur le plus important : se reposer pour être (à peu près) opérationnel!

      Natacha

  2. Bonjour Natacha,
    Merci pour cet article dont je partage entièrement le point de vue!! Pour mon 2 ème garçon ( comme pour le 1er ) nous avons pratiqué le ” dans le dodo ” jusqu’à 4 mois. Mon bébé dormait avec moi dans mon lit sur un cocoonababy et mon homme dans le salon afin qu’il puisse se reposer et assurer quand moi je lâchais de fatigue. Puis ,nous l’avons mis dans un cododo jusqu’à 8 mois. Ensuite, il a rejoint sa chambre ( celle de son frère aussi). Aujourd’hui il a un peu plus d’un an et se réveille encore 2 à 3 fois par nuit…pour boire de l’eau et nous retrouver… C’est epuisés que nous y allons en nous disant que cela va passer… Donc nous n’avons pas trouver LA solution !

    1. Bonjour Sonia,
      merci pour ce retour d’expérience!
      Oui, être parent, c’est avant tout… fatigant 😉 !!
      Je vous comprend et vous soutient dans vos choix, en espérant que votre fils réussisse à trouver plus de sérénité la nuit, et vous à vous reposer comme il se doit.
      Ma fille se réveille beaucoup en ce moment et a 17 mois, elle est constamment collée à nous. Si cela peut vous rassurer que d’autres parents vivent la même chose que vous 🙂
      Bien à vous,
      Natacha

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