Expliquer l’hygiène naturelle infantile à l’assistante maternelle ou à la crèche – Podcast

expliquer l'hygiène naturelle infantile à l'assistante maternelle ou à la crèche
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Voici mon 1er podcast. Je vous donne quelques pistes sur la manière de s’y prendre pour expliquer à l’assistante maternelle ou à la crèche dans laquelle votre enfant est gardé ce qu’est l’hygiène naturelle infantile (HNI). J’espère que ces quelques conseils vous permettront de vous faire entendre dans votre manière d’éduquer votre bébé. Et que le mode de garde que vous aurez choisi comprendra votre démarche.

Mieux : suivra ce que vous faites et suggérera le pot ne serait-ce qu’aux moments clés de la journée!

Cliquez sur “play” pour l’écouter ou faites un clic droit ici puis cliquez sur télécharger pour le recevoir directement sur votre appareil (pour l’écouter sur votre smartphone, par exemple)!

Voilà ce que je dis, pour ceux qui ne veulent pas/ne peuvent pas écouter le podcast :

“Bonjour, c’est Natacha du blog Heureux Sans Couches

Aujourd’hui je fais mon 1er podcast, parce que je voulais vous expliquer de vive voix comment expliquer l’hygiène naturelle infantile à l’assistante maternelle ou à la crèche.

C’est un problème que beaucoup de parents rencontrent quand ils doivent se remettre à travailler mais qu’ils veulent continuer à pratiquer l’hygiène naturelle. Comment expliquer simplement ce qu’on fait. Et tenter de faire comprendre à la crèche ou à l’assistante maternelle qu’elle peut continuer à proposer au bébé de faire ses besoins lorsqu’elle voit un signal de sa part ou un besoin d’éliminer. Ou lorsqu’elle pense en tout cas que c’est le moment pour lui d’éliminer.

Retourner travailler, un réel choix?

La première chose à faire, je pense, c’est d’essayer de montrer calmement ce qu’on fait à la maison. Moi, je pense que si j’avais du faire garder mes enfants, j’aurai eu beaucoup de colère déjà, parce que ce n’est pas un choix que j’aurais fait. Je n’aurais pas vraiment voulu travailler – (je suis assistante maternelle et travaille, en réalité…).

Si, déjà, vous vous sentez obligé de retourner travailler, je pense qu’il peut y avoir une certaine colère à ne pas garder ses enfants à la maison. Si, en plus, on est chez quelqu’un qui n’est pas ouvert, si on trouve que la crèche n’est pas assez ouverte à ce niveau-là, je pense qu’il vaut mieux trouver un endroit où se sent le plus écouté et avec une personne la plus ouverte possible. Ce n’est pas toujours le cas ni toujours possible. On n’a pas toujours le temps qu’on veut devant soi. Parfois, on trouve un travail plus rapidement que prévu. D’autres fois, les choses pressent parce que financièrement c’est pas ça, donc, il faut retravailler.

Faites du mieux que vous pouvez, mais, si vous le pouvez, prenez le temps qu’il faut pour trouver la personne qui vous conviendra le mieux. Moi, je pense que c’est ce que j’aurai fait.

Je préfère prendre 2, 3 voire 6 mois s’il le faut pour trouver LA bonne personne. Prenez le temps qu’il faut pour ça

Souvent, il y a une pression parce que, dans notre entourage, beaucoup de personnes vont dire “c’est très dur de trouver un mode de garde”, parce qu’on a beaucoup de critères. Mon premier critère aurait été que la personne soit extrêmement bienveillante. Qu’elle suive ma ligne de conduite. Bien-sûr, on ne peut pas obliger les gens à faire les choses comme on veut mais je pense que mon premier critère aurait été celui-là. Je préfère faire plus de km le matin pour emmener mes enfants quelque part et être sûre qu’ils soient bien accueillis. Et que la personne m’entend. Que moi aussi je me sente accueillie, surtout. Et que la personne comprend et suit mes demandes. Si elle ne le fait pas, ce n’est pas grave, mais qu’elle le comprenne. C’est très important.

Ça, c’est la première chose que je voulais partager avec vous

Peut-être que, si c’est fait, si vous avez trouvé la personne qui vous convient, si vous le sentez, parlez-en la première fois. Dites la manière dont vous l’avez élevé, dites si vous avez allaité longtemps (par exemple). Si vous voulez continuer d’allaiter. Je suis assistante maternelle et c’est tout-à-fait possible de continuer d’allaiter alors qu’on a repris le travail. C’est une idée reçue trop véhiculée : dès qu’on reprend le travail, il faut sevrer l’enfant. C’est totalement faux, bien-sûr! Moi, j’ai déjà réchauffé des sachets de lait qui avaient été tirés. Il n’y a rien de plus simple : on fait bouillir une casserole d’eau, on met le sachet dedans, au bain-marie, on le laisse un petit peu chauffer (en ayant retiré la casserole du feu). Puis on le met dans un biberon si l’enfant le tolère, sinon on le donne à la cuillère ou à la seringue.

On suit la demande du parent, et ce n’est vraiment pas compliqué. Ce n’est pas plus difficile que de donner un biberon de lait maternisé. Il n’y a vraiment aucun problème avec ça. Une assistante maternelle ou la crèche devrait totalement être en capacité de faire ça. Il n’y a vraiment rien de compliqué.

Revenons à l’hygiène naturelle (HNI)

Pour l’HNI, vous pouvez expliquer, tout d’abord, ce que vous avez fait. Si vous avez commencé dès la naissance… et essayez de l’expliquer le plus simplement possible et en choisissant vos mots.

expliquer l'hygiène naturelle infantile à l'assistante maternelle ou à la crèche
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Trouver les mots justes

Je pense que je ne dirai pas que j’ai élevé mon enfant sans couches ou en utilisant le pot. Je pense que je serai partie du fait que j’ai essayé d’écouter quand mon enfant me disait qu’il avait besoin de faire pipi ou caca. J’ai donc essayé de le tenir au-dessus des toilettes en respectant sa demande. Peut-être que pour une première fois il est préférable de le dire de cette manière… Et les fois suivantes, si le sujet revient, ou s’il y a des questions, tout-de-suite y répondre, bien-sûr, mais commencer comme ça.

Je pense que l’erreur que j’ai faite, au départ, quand j’ai parlé de l’HNI à mon entourage, c’est que j’ai parlé du fait que j’essayais de mettre le moins de couches possible et que je mettais mes enfants sur le pot. Et j’ai cru qu’étant totalement calée sur le sujet, et sachant complètement de quoi je parle, tout le monde comprenait ce que je disais. A savoir que je tenais mes enfants au-dessus des toilettes quand ils me demandaient à y aller. Sauf qu’en fait ils comprenaient que je posais mon bébé sur le pot.

Penser comme ceux qui ne savent pas

Au début, il n’y a pas eu ce genre de questions. Mais, petit à petit, les questions du genre “mais comment fait le bébé pour tenir s’il ne sait pas se mettre assis?” ont commencé à apparaître. Là, je me suis dit “Tu ne t’y prends pas du tout comme il faut, les gens ne te comprennent pas quand tu dis ça. Ils pensent, en plus que tu forces tes enfants à faire leurs besoins, sur le pot”.

C’était tout l’inverse de ce que je voulais.

Les gens ne comprenaient pas ce que je disais. Et en plus ils croyaient vraiment que je faisais quelque chose de complètement malveillant.

Savoir, et ne pas savoir le transmettre

C’est difficile, quand on sait quelque chose, quand on connaît le concept, quand on y est tous les jours. Parce que moi, je parle toute la journée de pipi et de caca et d’HNI. C’est un sujet qui me passionne et je pense le maîtriser. Même si je continue encore à en apprendre et c’est merveilleux. Le côté un peu vicieux de la chose c’est que je ne me rends pas compte de ce que les gens entendent. Et de ce qu’ils ne savent pas et de ce qu’ils comprennent quand je dis quelque chose.

Quand je parle à une maman qui pratique l’HNI et qui est habituée à ça, il n’y a pas de problème. Je peux utiliser les mots “pot”, “éliminer”. Mais quand un parent qui ne connaît pas l’HNI m’entend dire “Quand mon enfant a besoin d’éliminer, je propose le pot”. Là, il se dit “En fait, elle force son enfant à faire pipi et caca”. Et comme évidemment les parents sont très conscients du fait qu’il ne faut surtout pas forcer un enfant à aller sur le pot et surtout pas bébé, on leur a bien formaté l’esprit en leur disant que c’est à partir de 18 mois seulement voire 2 ans qu’on commence à proposer le pot, là ce qu’il se passe dans leur tête c’est “Au secours, c’est une mère complètement folle et elle n’a rien compris à la vie, ce qu’elle propose à ses enfants, c’est pas possible!”.

Ils font un 360° (en réalité, je voulais dire 180°…) et ils vont complètement dans le sens inverse de là où je voudrai qu’ils aillent… ils ne me suivent pas du tout.

Et forcément, en hypersensible que je suis, je sens que la personne ne me comprend pas et même comprend tout à l’envers. Il peut y avoir beaucoup de colère là aussi. Quand j’ai une conversation qui commence comme ça, elle commence très mal, bien-sûr!

Se tirer une balle dans le pied

Mais comme je suis consciente du fait que la communication ça se fait à deux (au moins). Et que, surtout, la personne comprend ce qu’elle peut comprendre. Elle comprend ce que j’ai voulu lui faire comprendre aussi. Je pense que parfois je ne me positionne pas de manière à ce que les gens comprennent ce que je veux dire; je ne sais pas si je suis très claire, là. Mais en tout cas, ce que je veux dire c’est qu’il faut prendre le temps, posément, d’expliquer à la personne que ce que vous voulez faire c’est donner le meilleur à votre enfant. C’est répondre à sa demande. Je pense que ce sont les premiers mots qu’on devrait utiliser.

Chez l’AM ou à la crèche

Si vous êtes en rendez-vous chez une AM, ou avec la directrice de la crèche, ou une éducatrice, la première chose que vous devriez faire, je pense, c’est ce que j’essaierai de faire, en tout cas, c’est parler posément.

Dire “Nous, depuis sa naissance, ou depuis qu’elle a deux mois, (je dis “elle” car j’ai une petite fille) ou 3 mois, ou l’âge qu’il ou elle avait lorsque vous avez commencé l’HNI, avons tenté de respecter son besoin de faire pipi et caca et quand on pensait qu’elle nous le disait nous avons essayé de la tenir au-dessus des toilettes ou du pot”. Je pense qu’on devrait tout simplement commencer comme ça.

Voilà, c’est la fin de ce premier podcast. J’espère qu’il vous a permis de mûrir votre réflexion par rapport au fait d’expliquer l’hygiène naturelle à l’assistante maternelle ou à la crèche.

Et aussi qu’il vous permettra aussi d’avoir de meilleures relations avec l’assistante maternelle ou la crèche.

Et enfin de pouvoir retourner travailler sereinement en sachant que votre enfant sera accueilli chez quelqu’un de bienveillant. Peut-être que cette personne pourra éventuellement continuer de pratiquer l’HNI, ne serait-ce qu’après la sieste ou à des moments clés de la journée. Ou en tout cas respecter les rythmes de votre enfant.

Merci de m’avoir écoutée (et lue). Je vous laisse poster toutes vos questions dans les commentaires sous cet article. Merci, à bientôt.

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Natacha

 

 

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