Comment débuter en hygiène naturelle infantile (HNI). Mon défi HNI

quand mon enfant sera-t-il continent

Avant de vous parler d’hygiène naturelle infantile, laissez-moi vous raconter l’histoire du bébé qui s’était fait pipi dessus.

C’est l’histoire d’un bébé qui voulait faire pipi…

Il sentait une tension dans son bas-ventre

Il a donc naturellement commencé à se tortiller, à chouiner doucement, pensant que quelqu’un allait lui enlever ce morceau de tissu qui l’embête et le comprime, pour qu’il puisse éliminer ailleurs que sur lui-même.

Le bébé s’est mis à chouiner plus fort puisque personne ne semblait l’entendre.

Tout-à-coup, il s’est senti soulagé et dans le même temps, a senti de la chaleur : son pipi qui coulait. « Ça va mieux », s’est-il dit. Mais rapidement, il s’est à nouveau senti mal à l’aise. Il avait besoin de se sentir au sec, alors il s’est remis à se tortiller pour qu’on vienne s’occuper de lui. Puis à chouiner…

Rien. Alors, il s’est mis à chouiner plus fort. Toujours rien. Il s’est mis à pleurer. Au bout d’un moment, quelqu’un regarde s’il n’a pas fait caca, mais comme il n’y a « rien » dans sa couche, on se demande ce que ce bébé peut bien « avoir ». On essaie de lui mettre une tétine dans la bouche. Comme il la crache, on lui propose un biberon de lait. Là, le bébé se dit « non, ce n’est pas de ça dont j’ai besoin ! ».

Puis, petit à petit, ça devient sec dans sa couche

Le bébé arrête progressivement de communiquer

Lorsque ce phénomène de tension s’est reproduit, le bébé a réessayé de le dire à ses parents. Ils ont de la même manière ignoré cette demande. Le bébé s’est alors de moins en moins mis à le dire, pour finalement arrêter tout simplement de le dire.

Puis un beau jour, ses parents ont décrété qu’il était assez grand pour ne plus porter de couches, alors ils ont cessé de lui en mettre. Sauf que l’enfant, maintenant âgé de 3 ans, se faisait toujours pipi et caca dessus.

Comme ses parents le lui ont montré !

L’enfant ne comprenait pas ce que ses parents attendaient de lui

Il était perdu. Et en plus, parfois, ses parents n’étaient pas contents quand il se faisait dessus…

Petit à petit, l’enfant réussit à comprendre ce qu’on attendait enfin de lui. Il se remit à sentir des sensations telles que l’envie de faire pipi ou caca, et ceux de plus en plus souvent et assez à l’avance pour aller aux toilettes à temps.

Traumatisme

Cette expérience gêna beaucoup l’enfant, qui en garda un mauvais souvenir. Elle refaisait surface, notamment quand il avait une difficulté dans sa vie d’enfant. Il faisait pipi au lit, parfois.

Puis la puberté pointa son nez, accompagnées de sensations méconnues qu’il eut du mal à comprendre.

Et enfin lorsque, plus tard, il trouva une personne avec laquelle il eut envie de vivre, il eut du mal à se sentir pleinement conscient et maître de ses désirs et de ses facultés sexuelles.

Finalement, cette expérience eut des conséquences néfastes sur sa confiance en lui.

Qu’en conclure?

Comme vous l’aurez compris avec cette histoire, un bébé essaie de communiquer avec ses parents, ne veut pas se faire dessus, sent ce qu’il se passe quand il élimine et demande à ses parents de le changer.

L’hygiène naturelle consiste à comprendre tout ce que le bébé veut dire à ce sujet afin de l’élever sans couches, qu’il grandisse de manière saine et que ses parents le comprenne toujours plus dans sa manière de communiquer ses besoins.

Oui, c’est possible. Plus de la moitié des parents du monde fonctionne de cette manière.

Ma grossesse à rêver d’hygiène naturelle

Quand ma fille est née, je suis tombée très malade. Et mon projet d’allaitement est tombé à l’eau. Vous savez ce que c’est, on imagine plein de belles choses quand on attend impatiemment ce bébé. Puis quand il arrive, c’est magique! Mais c’est pas toujours comme on l’avait imaginé…

Et heureusement, car un tel chamboulement, c’est inimaginable ! Et ça ne serait pas aussi énorme si on pouvait l’imaginer. Je pense qu’on est tous, nous les parents, d’accord sur ce point.

J’avais également envie de tenter l’hygiène naturelle infantile avec mon bébé, et je pensais que ce ne serait pas possible, car l’allaitement me prendrait trop de temps.

La vie en a décidé autrement.

J’ai pu débuter la HNI

Ça a été une expérience très riche d’apprentissage. Surtout que je ne connaissais personne qui en avait fait autant.

J’ai, un jour, dit à ma meilleure amie que ma fille ne faisait jamais caca dans sa couche. Je crois que je n’oublierai jamais sa réaction. Surprise, étonnée, admirative peut-être, mais surtout curieuse d’en savoir plus !

J’ai voulu tenter cette approche car j’étais moyennement partante pour que ma fille soit en contact avec ses déjections, ne serait-ce que pour quelques instants. Ni que ses parties génitales soient en contact avec des produits chimiques.

Ce qui m’a convaincue

Il y a les couches lavables, vous me direz ! Oui, j’ai bien essayé, mais primo, ma fille n’est rapidement plus entrée dedans, je la trouvais à l’étroit, enserrée, et puis c’est assez épais et ça la gênait dans sa motricité, et secundo, la lessive et moi, ça fait deux ! J’ai expérimenté et vu ce que ça a donné, et je me suis vite laissée déborder. C’est bien dans le fond, mais il en faut beaucoup, quand on compte le lavage, plus le séchage hors sèche-linge pour les inserts, car ça les abîme.

J’ai trouvé que c’était un formidable atout pour la HNI, car les couches ne sèchent pas comme celles qui sont jetables. Ça aide l’enfant à rester connecté avec son élimination, et avec les sensations qui vont avec. Mais ça reste une couche, c’est imperméable, et les parties génitales macèrent dans un lieu chaud et humide, ce qui favorise l’apparition de mycoses pour les petites filles, de problèmes de stérilité dans le futur pour les petits garçons, et d’érythèmes fessiers pour les deux sexes, pas de jaloux.

Ce qui me rebutait dans le fait de mettre des couches à ma fille était aussi que je savais qu’elle avait conscience de son élimination, et que si je tentais d’entrer en communication avec elle sur ce sujet, je pourrais apprendre d’elle et l’aider à éliminer hors d’une couche.

Ce que TOUS les parents doivent faire à un moment ou un autre.

hygiène naturelle infantile
Bébé qui fait pipi avec son Papa

Mes débuts en hygiène naturelle

J’ai débuté l’HNI en utilisant des couches lavables, et quand ma fille était allongée sur le tapis d’éveil (rarement), je mettais une alèse imperméable sous ses fesses. Les rares fois où j’ai tenté l’expérience pendant le sommeil, la peau d’agneau absorbait le pipi.

Rapidement, j’ai décelé des signaux, surtout pour le caca. Évidemment, c’est le plus simple. Ma fille poussait assez fort, surtout qu’elle était pas mal constipée. Les « accidents » de caca n’arrivaient donc jamais.

Pour le pipi, ça m’a paru beaucoup plus subtil. Au début, j’ai beaucoup suggéré à ma fille de faire. Il s’agit de proposer au bébé d’éliminer en utilisant un mot, un signe ou un son comme « psss » pour inciter son enfant à éliminer. On suggère quand on conclut qu’il veut éliminer grâce à son intuition, que ça correspond à son rythme et à ses habitudes d’élimination (après la sieste par exemple), ou qu’on croit avoir décelé un signal de sa part. Ça a très bien fonctionné !

Mes galères à comprendre certaines choses

  • Parfois, il faut attendre plus que quelques secondes avant que quelque chose ne se produise. Si rien ne s’était passé au bout de 15 secondes maximum, je laissais tomber me disant qu’elle n’avait pas envie de faire.

  • Si l’enfant fait dans sa couche juste après ou quelques minutes après, ce n’est pas grave. Repérer les signaux, c’est déjà super !

  • Il faut le changer tout de suite si on se rend compte que le bébé a fait. Je le faisais en me demandant si ça servait à quelque chose. Ma fille s’est rapidement mise à « pousser » tout doucement quand elle faisait pipi, ce qui m’a conforté dans cette habitude.

    En effet, les bébés se mettent à préférer un signal, celui que leur parent comprend le mieux. Ils n’utilisent plus que celui-là ou ceux-là, au final. Ils ont naturellement envie et besoin de communiquer avec leurs parents, et n’ont pas envie de se faire dessus. Il est donc normal qu’ils aient envie, et même besoin, car c’est hygiénique et sain, de ne pas être dans leur déjections.

    En la changeant dès qu’elle faisait pipi, et en lui suggérant de faire, je l’ai maintenue en contact avec ses sensations d’élimination, ce qui lui a permis de me montrer plus activement qu’elle faisait, d’enclencher et de renforcer le processus de communication à ce sujet.

  • Plutôt que de mettre une couche lavable, après avoir fait une bonne période d’observation, autant mettre une culotte avec un insert, ou simplement un legging, car de toute façon, tout ira à la machine, si “raté”. Au moins, en ne mettant pas de couches, on a beaucoup plus d’avantages qu’en en mettant, et on peut beaucoup plus facilement communiquer avec lui sur son élimination, comprendre ses signaux, ses rythmes.

  • On peut ne pas mettre de couche quand on porte en écharpe.

Un bébé se fait rarement dessus. C’est donc après un moment de portage que l’on peut proposer et « attraper » les premiers pipis facilement. On peut tricher en mettant un lange sous les fesses du bébé pendant le portage si on a peur de salir l’écharpe. Le lange n’étant pas imperméable, on sent bien la chaleur et l’humidité du pipi, s’il y a.

Les bébés coopèrent

Les bébés veulent coopérer avec leurs parents. Ce ne sont pas des poupées qui ne comprennent rien ni ne sentent rien. Lorsqu’un bébé a faim ou soif que fait-il ? Et lorsqu’il est fatigué ?

On est tous d’accord pour dire qu’il pleure. En général, il émet d’autres signaux avant de pleurer, mais plus subtils, et si personne ne lui répond, il fait comme tout le monde, il le dit plus fort. Parce-que c’est nécessaire à sa survie. Pourquoi est-ce que ça serait différent pour ses besoins d’élimination ? Il n’y a rien de différent.

Respecter le besoin d’hygiène du bébé

Un bébé a besoin d’avoir les parties génitales propres, afin de ne pas contracter de maladies. Mais comme nous vivons dans une société où nous pouvons nous laver, voire décaper pour certains, les maladies en question restent bénignes la plupart du temps.

Les parents savent et choisissent pour l’enfant

De plus un bébé fait confiance à ses parents. Si ses parents veulent et lui demandent de se faire dessus, le bébé se fera dessus. Et en oubliera ses besoins d’élimination, car il peut survivre en l’état avec les moyens « hygiéniques » que nous possédons.

Ce que nous croyons c’est qu’il suffit de nettoyer ces parties puisque l’enfant se fera naturellement dessus jusqu’au jour où il apprendra à aller aux toilettes, et que rien d’autre qu’un érythème fessier ne peut lui arriver. C’est totalement faux, bien-sûr. Affaire à suivre…

Natacha

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    8
    Partages
  • 8
  •  
  •  
  •  
  •   

​Merci d'avoir lu
cet article !

En complément, vous êtes libre de recevoir gratuitement le guide "Surmonter les 4 peurs de base​ des familles pratiquant l'hygiène naturelle" qui vous aidera à :

  • garder le lit sec pendant le sommeil ;
  • sortir de la maison sans couches et sans stress ;
  • gérer votre peur du regard des autres ;
  • rester serein face aux ratés et aux régressions


2 commentaires sur “2”

    1. Bonjour Cécilia, merci de votre commentaire plein d’espoir! Je vous soutiens à fond dans votre projet HNI. C’est merveilleux 🙂
      Natacha

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.