Le conditionnement culturel – Mon défi HNI

conditionnement culturel

Depuis que vous pratiquez l’hygiène naturelle, peut-être avez-vous remarqué que le conditionnement culturel qu’on nous a transmis est fort ?

Avoir un bébé est synonyme de « couches »

Et comment font les habitants des pays où il n’y en a pas ? Et ceux dont les besoins fondamentaux ne sont pas toujours comblés ? Ont-ils les moyens d’investir dans des couches, jetables, qui plus est ?

Déjà, ces peuples ont conservé le savoir de l’hygiène naturelle, car transmis de génération en génération. Ils n’en ont donc pas besoin. Ce n’est donc pas qu’une question de moyen.

Et puis, pour la plupart, mettre une couche est malsain. Notre façon de faire est sale.

Nous ignorons les besoins d’élimination et laissons nos bébés macérer dans leurs excréments pour ensuite arrêter l’usage des couches et obliger l’enfant à réapprendre à communiquer là-dessus. C’est grotesque, pensent-ils. Et en réalité, quand on pratique l’hygiène naturelle et qu’on y réfléchit bien, ils n’ont pas tort.

Les prétextes forts des fabricants de couches :

  • ça libère les mères !

  • c’est nécessaire puisque la continence survient entre 2 et 3 ans.

  • les bébés peuvent de plus en plus rester au sec grâce à des couches de plus en plus absorbantes.

  • ne pas mettre de couches à son bébé, c’est l’obliger à devenir continent alors qu’il n’en est pas capable et c’est donc coercitif.

Un bébé sait quand il a besoin d’éliminer

Et il le dit d’une manière ou d’une autre quelque soit son âge. Dès la naissance, même.

Quand un bébé a faim, il pleure pour le signaler, n’est-ce pas ?

Et quand il a mal au ventre, que fait-il ?

Pourquoi ces deux phases de la digestion seraient consciente et exprimable pour lui et non pas la dernière phase, celle de l’élimination ?

Pourquoi la nature n’aurait-elle pas prévu que le bébé communique sur ça aussi ? Car pour l’hygiène, c’est essentiel, non ?

 

Le pipi et le caca, ce n’est pas sale

Et non, au risque d’en énerver plus d’un. C’est simplement les résidus de notre digestion. C’est naturel et nous en produisons tous. Alors pourquoi l’ignorer à ce point ? La peur des excréments est forte dans nos contrées et elle est paradoxale avec le fait des mettre des couches à son bébé.

Si c’est sale, pourquoi mettre des couches à son enfant et le laisser macérer dedans ? Ça, j’avoue ne pas bien le comprendre ! Quand je vois un parent changer son enfant et lui dire qu’il ne doit pas toucher parce que c’est sale, ma capacité à être bienveillante envers les autres en prend un coup.

Quand vous attendez un bébé, vous êtes bien conscients qu’il fera, lui aussi, pipi et caca et qu’il faudra nettoyer ? Alors pourquoi est-ce que ça ne se passerait pas de la manière la plus saine et la plus naturelle possible ?

conditionnement culturel

Quand un bébé porte une couche, ses excréments sont étalés sur ses fesses et sur ses parties génitales. Déjà, c’est galère à nettoyer. Et plus l’enfant grandit, plus ça l’est. Il veut toucher, il se lève, il retire la couche, il ne veut pas être changé… la liste est longue !

Mais en plus, c’est très malsain. Érythèmes fessiers et mycoses ne sont pas rares. En cause, la macération et la chaleur causées par le port de couches.

L’acidité des selles qui restent collées aux fesses peuvent aussi aggraver un érythème, mais ce qui les cause, ce sont les couches.

Par contre, les petites filles peuvent avoir une mycose. Et là, les selles et les couches sont coupables.

Non, le pipi et le caca, ce n’est pas sale. Mais ce n’est pas sensé rester au contact de la peau et des muqueuses génitales. Cela doit être éliminé loin du corps et essuyé (pour le caca) le plus rapidement possible.

L’origine de notre conditionnement culturel

Autrefois, les mères langeaient les bébés et devaient laver les langes. Pas de machine, bien-sûr. Tout se faisait à la main et au lavoir, qu’il vente ou qu’il pleuve. Ça prenait la journée entière de lessiver tout le lige de la famille. Mais, les mères ne répondaient pas plus aux besoins d’élimination qu’une mère élevant son enfant avec des couches, comme la plupart le fait dans les pays occidentaux.

Les méthodes d’apprentissage de la propreté étaient extrêmement coercitives. Les mères devaient proposer le pot à heures fixes et obliger l’enfant à rester dessus jusqu’à ce qu’il élimine.

conditionnement culturel

Je vous passe les détails des méthodes utilisées et prescrites de génération en génération. Cela évoluait, bien-sûr, mais pas toujours pour le bien des enfants. Ces enfants, une fois devenus adultes, avaient bien-sûr de gros blocages psychologiques en rapport avec leur sexualité, leurs fonctions d’élimination, leur rapport à leur corps…

Un beau jour, quelqu’un inventa la couche jetable. Et avec celle-ci, pléthore de livres écrits par des pédiatres et des psychologues virent le jour. Ils expliquaient que lesdites couches devaient être utilisées le plus tard possible. Qu’on devait laisser l’enfant décider par lui-même de quand il irait sur le pot, etc, etc … Comme par hasard.

Évidemment, l’hygiène naturelle n’a rien à voir avec les méthodes citées plus haut.

Il y a bien longtemps que plus personne en Occident ne sait reconnaître les signaux d’élimination d’un bébé et ne propose de le faire ailleurs que sur lui-même. Tout est donc à réapprendre quand on veut pratiquer l’hygiène naturelle.

Voilà ce qui est si difficile. Ça et le regard des autres, complètement enfermés dans leur conditionnement culturel.

Et vous, qu’avez-vous changé dans votre manière de faire ou de voir les choses ?

Si vous pratiquez l’hygiène naturelle, avez-vous remarqué des attitudes ou des réflexions récurrentes de votre entourage provenant de notre conditionnement culturel ?

Partagez cela dans les commentaires ! Merci à vous qui me lisez 😉

Natacha

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8 commentaires sur “8”

    1. Tout-à-fait!
      C’est tout un apprentissage de regarder de plus près nos idées préconçues sur les choses, et d’essayer de voir les choses plus globalement afin de ne pas rester coincé dans ce conditionnement…
      Merci pour votre commentaire,
      Natacha

  1. Un petit article saupoudré d’épices 😉
    Ton analyse est complètement logique et cela vaut pour beaucoup d’habitudes tellement ancrées que l’on en oublie l’instinct naturel…

    1. Bonjour Lilou,
      et merci de votre commentaire! Ça fait du bien de lire des gens qui approuvent, car ce sont des valeurs fortes que je partage là.
      Finalement, le passage aux couches lavables avec votre fils s’est-il passé comme vous le vouliez? Vous m’en aviez précédemment parlé…
      Natacha

  2. Bonjour, totalement d’accord avec vous! Ça fait du bien de lire des articles comme cela. C’est tellement plus simple d’essuyer l’anus après un caca que la surface entière des fesses et des organes génitaux, surtout pour une fille! Cela annihile la peur de l’accident de caca (rares!) : il vaut mieux un accident de caca de temps en temps que un ou plusieurs cacas savamment étalés sur les fesses et dans les plis, quotidiennement! Si en plus les couches utilisées sont lavables le gain en temps et hygiène devient énorme!

    1. Bonjour Flore,
      merci de votre commentaire.
      C’est toujours un plaisir d’être lue par des gens qui ressentent la même chose que moi 🙂
      Il y a beaucoup trop d’idées reçues sur l’hygiène naturelle, et c’est bien dommage…
      Natacha

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