Comment ma fille a été continente 1 an avant l’âge moyen – article invité écrit par Marie du blog “J’apprends à être maman”

comment ma fille a été continente 1 an avant l'âge moyen

 

Cet article a été écrit par Marie du blog « J’apprends à être maman » . Marie a crée ce blog pour informer les parents de tous les outils qui s’offrent à eux pour répondre au mieux à leurs besoins de parents mais aussi et surtout pour les aider à accompagner leurs enfants vers l’autonomie dans la bienveillance et le respect.

 

Comment ma fille a été continente 1 an avant l’âge moyen

 

« Ma fille a demandé à ne plus mettre de couches à 2 ans et 2 semaines. Je me rappelle exactement du jour où cela s’est passé car elle et son papa m’avaient rejoint à l’extérieur pour une balade dans notre quartier. Sur le chemin du retour, elle avait fait pipi dans l’ascenseur de notre immeuble. Voyant que son pantalon se tâchait, je restais interloquée et demandais à son papa : « Il y a du pipi par terre, elle n’a pas de couches ? » Et il m’avait répondu , « Elle n’en a pas voulu ». Il s’est bien sûr remémoré les jours suivant qu’il devait lui proposer fréquemment de faire pipi 😉

Bien que je ne connaissais pas l’hygiène naturelle infantile lorsque j’ai eu ma fille, j’ai toujours voulu qu’elle ait des couches plutôt saines aux fesses. C’est pourquoi nous avons utilisé des couches jetables écologiques puis des couches lavables. Je pense que grâce aux couches lavables et aux astuces que j’ai mises en place à la maison, elle est devenue autonome avec son élimination plus tôt que la moyenne.

Prêts à savoir comment ma fille a été continente 1 an avant l’âge moyen ? Voici son histoire !

 

Des couches jetables de sa naissance à ses 18 mois

 

Bien que ma volonté première était d’utiliser des couches lavables pour le bien-être de la planète, les économies à moyen terme et l’absence de produits toxiques pour la peau de ma fille, je n’ai pas pu m’y contraindre à cause de mon logement.

Nous habitions à 3 dans un 2 pièces de moins de 40m2 avec une cuisine et une salle d’eau minuscules. Cette dernière était toute en longueur et le bac de douche touchait les 2 murs opposés, soit une largueur de moins d’un mètre. Quant à la cuisine, elle ne faisait même pas 2m2 ! Autant vous dire qu’il était impossible de mettre un lave-linge dans une de ces pièces.

Nous vivions déjà avec un étendoir au milieu du salon et un autre dans notre chambre la moitié du temps. Je ne me sentais pas d’en avoir un perpétuellement dans mon appartement. Et de passer chaque jour à la laverie.

Néanmoins, mes couches lavables d’occasion attendaient sagement un futur déménagement tant espéré. Lorsque nous avons emménagé dans un 3 pièces, ma fille avait 15 mois. Cet appartement avait des pièces de taille normale et l’on pouvait désormais y disposer un lave linge.

Super, je pouvais commencer à utiliser les couches lavables !

Petite parenthèse: Je ne regrette pas du tout notre petit 2 pièces, cet appartement m’a permis de n’acheter uniquement l’essentiel pour ma fille et de ne pas m’encombrer plus que nécessaire. Je vous invite d’ailleurs à faire un tour sur mon blog pour découvrir les 10 indispensables pour le nouveau-né que j’ai listés pour vous !

 

La prise de décision et le début de l’utilisation des couches lavables

 

Avec le montage des meubles et le rangement des cartons, je n’ai réellement commencé à utiliser les couches lavables que 3 mois plus tard. Mais avouons-le, c’était aussi par peur du changement. Allais-je y arriver ? Ne me sentirais-je pas débordée par la gestion des couches lavables ?

Puis un jour, je me suis dit que c’était comme pour tout le reste, j’allais passer par une période d’apprentissage et qu’ensuite j’allais gérer ! J’ai alors pris mon sac de couches lavables, j’ai rempli la machine à laver puis j’ai appuyé sur le bouton de départ du cycle de lavage. 2 jours après je commençais à utiliser les couches lavables.

Quel bien m’en a pris de m’auto-secouer 🙂 Une semaine plus tard, j’étais totalement familiarisée avec les couches lavables. Donc un conseil pour celles et ceux qui hésitent, lancez-vous, c’est vraiment simple et vous ne le regretterez pas !

 

L’avantage des couches lavables pour l’acquisition de la continence

 

Il existe plusieurs types de couches lavables mais le concept global est le même pour toutes. Elles sont composées de matière absorbante (du coton, du bambou, du chanvre pour les matières naturelles, de la microfibre si vous choisissez du synthétique) et d’une culotte de protection qui garde l’humidité seulement sur la couche et permet de ne pas tâcher les vêtements de bébé ou les nôtres.

Lorsqu’il fait pipi, l’enfant sentira toujours l’humidité avec une couche lavable alors que les couches industrielles classiques absorbent tellement qu’il pourrait presque rester une journée avec sans vous demander d’en changer. J’exagère à peine 😉

Le fait que l’enfant ressente l’humidité est un réel avantage car il vous dira (ou vous le fera comprendre s’il ne parle pas encore) qu’il est mouillé et demandera à ce que vous retiriez sa couche. Je pense que c’est ça qui incite l’enfant à désirer être propre : se sentir au sec le plus rapidement possible ! Ceci est vrai pour les enfants ayant porté des couches, a fortiori jetables. Si l’enfant n’a pas porté de couches du tout, ou en a porté mais a été élevé selon les principes de l’HNI, il sera resté connecté à son besoin d’élimination, le reconnaîtra, comme tous les bébés en ont la capacité dès la naissance, et le communiquera à son parent.

 

comment ma fille a été continente 1 an avant l'âge moyen

peridotmaize

On peut également faire porter une couche lavable à son bébé sans mettre de culotte de protection imperméable. Les couches lavables TE2 sont parfois faites ainsi et c’est possible. Ceci permet de ressentir tout-de-suite l’humidité lorsque le bébé a fait pipi et a communiqué trop subtilement son besoin ou ne l’a pas du tout fait comme cela survient s’il a été élevé sans HNI pendant un long moment.

 

La compréhension du rythme d’élimination 

 

Comme ma fille me disait souvent quand elle faisait pipi, j’ai été en mesure de connaître plus ou moins son rythme d’élimination. Pour le caca, c’était la plupart du temps après le déjeuner, avant de l’emmener à la garderie. Je changeais sa couche à peu près 5 minutes après le repas et c’était bien souvent dedans. La frimousse que nos enfants font lors de la poussée aide aussi à reconnaître leurs efforts pour faire sortir les selles 😉

Et quand elle n’avait pas fait, je lui remettais une couche jetable écologique qui permet de mieux sentir l’odeur des selles, ceci afin que les puéricultrices s’en rendent compte et que ma fille ne baigne pas dedans pendant 1 heure ou 2. En effet, cela lui était arrivée une fois avec sa couche lavable, et comme elle jouait bien avec ses amis, elle n’avait pas demandé à ce qu’on la change. L’acidité des selles lui avait provoqué un petit érythème. C’est là le seul défaut que j’ai trouvé aux couches lavables quand on met notre enfant en collectivité. Cet incident n’est en revanche jamais arrivé quand c’était moi qui la gardais car, ne m’occupant que d’un seul enfant, je remarquais tout de suite quand elle faisait caca.

 

Les astuces complémentaires aux couches lavables pour l’acquisition de la propreté

 

La présentation du pot

 

Lorsque j’ai commencé à utiliser les couches lavables, je me suis aussi procuré un pot pour que ma fille puisse se familiariser avec ce nouvel équipement et l’utiliser si elle le désirait.

comment ma fille a été continente 1 an avant l'âge moyen

PublicDomainPictures

Lorsqu’un enfant acquiert la propreté, quand il sent l’envie d’aller aux toilettes, il (voire on) doit vraiment être rapide pour réagir pour qu’il ne se fasse pas dessus. C’est pourquoi, nous avons décidé de simplifier au maximum le chemin vers le pot et nous ne l’avons pas placé dans des toilettes fermées. Nous l’avons placé dans le couloir, caché derrière un meuble pour plus d’intimité si besoin, mais surtout très facile d’accès.

Nous avons montré le pot en lui expliquant à quoi il servait ou, si elle le voulait bien, en la plaçant dessus lorsqu’on sentait que ça venait mais jamais en l’obligeant à rester dessus jusqu’à ce que ça vienne. Je pense que cela aurait pu créer des blocages donc si rien ne venait dans le 10/15 secondes, elle retournait tranquillement à ses activités.

 

L’utilisation de vraies culottes

 

Je présume que l’utilisation de vraies culottes en taille 2 ans a aussi beaucoup aidé à l’acquisition précoce de la propreté pour ma fille.

De vraies culottes, ça change tout!

Dans notre ancien appartement, le sol était un vieux parquet d’origine qui se tachait très facilement et qui était plutôt difficile à entretenir. Les inévitables accidents de la période d’apprentissage auraient certainement empiré son état.

En revanche, dans le nouvel appartement, j’ai un sol en lino très facile à laver. C’est pourquoi, dès que la météo a été clémente, et même si elle n’était pas encore totalement continente, ma fille restait en tee-shirt et en culotte à la maison. Dès qu’elle avait envie de faire pipi elle allait sur le pot ( ou je le lui proposais). Et s’il y avait un petit accident, elle le sentait tout de suite. Je lui changeais immédiatement la culotte puis je nettoyais rapidement le sol.

 

Pour conclure

 

Au final, à partir des 18 mois de ma fille et jusqu’à ses 2 ans, j’ai mixé sans trop m’en rendre compte les 3 concepts : couches jetables pour la garderie, et couches lavables ou culottes quand je la gardais.

Je pense que le fait que ma fille ai ressenti directement l’humidité dans sa couche lavable ou dans sa culotte lorsqu’elle faisait pipi lui ont permis de prendre conscience de son corps plus rapidement. C’est pourquoi, elle s’est vite familiarisée avec le pot qui était vraiment facile d’accès pour elle.

Le cumul de toutes ces petites choses, complété par un accompagnement serein et non urgent de ma part (par exemple un démarrage brutal en août pour la rentrée de septembre), lui ont permis de devenir continente sans qu’elle ne se sente poussée par l’urgence de l’être.

Elle est devenu progressivement continente sur une période de 5/6 mois. Elle s’en sentait psychologiquement capable.

De mon coté, je vous avoue que j’ai était contente de gagner 1 an de changes, aussi bien pour l’économie que j’ai réalisé que l’organisation que les couches jetables ou lavables implique. Et surtout le fait de voir ma fille heureuse et fière de faire dans son pot 🙂

 

J’espère que mon témoignage vous aidera pour l’acquisition de la continence de votre enfant de manière sereine et naturelle.

 

Marie

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