Les livres qui ont changé ma parentalité

changé ma parentalité

J’ai lu un livre qui a changé ma parentalité.

Ou plutôt, il a changé la vision que j’en avais. Car, j’étais enceinte quand je l’ai lu…

Certes, il n’a pas changé ma parentalité, je n’ai qu’un enfant. Mais, bien la manière dont je l’envisageais. Même si je la voyais comme une parentalité proximale, j’étais bien loin d’imaginer la profondeur de l’expérience que j’allais vivre.

« Le concept du continuum »

C’est un livre écrit par Jean Liedloff. Elle y retrace ses voyages en Amazonie, où elle a vécu avec le peuple Yekwana. Elle en a tiré un apprentissage très riche en les observant dans leur manière d’être parents.

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La définition du continuum

C’est la suite des comportements instinctifs que nous adoptons depuis notre naissance avec les gens et l’environnement qui nous entourent. Selon cette théorie, ce serait par l’échec de la perpétuation de ces comportements de génération en génération que le mode de vie de l’être humain des civilisations occidentales est aujourd’hui aussi peu adapté à la vie sur Terre.

A la recherche du bonheur perdu

C’est le sous-titre du livre. Jean Liedloff explique que ce peuple a conservé la manière ancestrale d’élever et d’être en lien étroit avec son enfant. De lui offrir un maternage proximal et ce durant les 2 premières années de sa vie. Cette philosophie de vie confère aux enfants, une fois devenus adultes, une grande confiance en eux et en leur capacités physiques. Ce peuple vit longtemps et en très bonne santé grâce à cela. Les occidentaux ont depuis longtemps oublié cette manière de vivre sa parentalité. En découlent violences, dépressions, suicides, addictions…

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Jean Liedloff

Le cocon mère/bébé

Les mères Yekwanas portent leurs bébés de manière intensive, jusqu’à ce que l’enfant se déplace ou fasse la demande de se trouver à terre. Donc vers la fin de la première année de l’enfant.

Le portage quasi-permanent fait que le bébé nouveau-né ressent les mouvements maternels comme lorsqu’il était encore un fœtus. Il passe le plus clair de son temps en contact étroit avec sa mère. N’a jamais besoin d’être rassuré. Et est à la place où il doit être, porté et en sécurité.

Les expériences

Selon Jean Liedloff (et je la rejoint à 100 %), un enfant a besoin d’expérimenter. Il nécessite pour ce faire d’être dans les bras de sa mère (au mieux) ou de toute autre personne ayant envie de le porter toute la journée, de la suivre et de participer passivement à toutes les tâches quotidiennes. Ce sera un spectateur. Mais ne vous fiez pas aux apparences, car il apprend en observant.

Le portage de longue durée décharge aussi les tensions accumulées. Ces enfants sont très calmes car ils sentent ou ressentent les mouvements naturels du porteur. Il est naturel, sain et même primordial qu’ils les ressentent encore jusqu’à 1 an environ.

Les bébés Yekwanas passent la deuxième année de leur vie en contact rapproché avec leur mère. Elle n’anticipe jamais ses besoins. S’il demande quoique ce soit, elle y répond. Elle le laisse aller et venir sans le guetter, ni le forcer à quoique ce soit.

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La notion de responsabilité

Le base de l’éducation, pour les Yekwanas, se situe dans leur manière de percevoir leurs responsabilités et celles de leurs proches. Pour eux, chaque membre de la tribu au moins âgé de 2 ans – et donc sorti du cocon mère/bébé – est à même de choisir et de prendre des décisions pour son avenir, sa vie, la manière de la mener. Si un enfant veut aller chasser seul dans la forêt, il le peut. Les choses ne sont mêmes pas posées de cette manière-là. En disant « il le peut », je me trompe moi-même. Si c’est là son choix, alors personne ne lui en tiendra rigueur. Personne n’essaiera de l’en dissuader. Même si un adulte a peur pour lui, il n’en montrera rien. L’idée est de ne pas influencer ses décisions afin qu’il acquiert la capacité de faire des choix adaptés pour sa survie.

Loin de notre continuum

Pour Jean Liedloff, et là aussi je la rejoins, les occidentaux sont très éloignés de leur continuum. Les bébés sont maintenus loin de leur mère. Le plus loin possible, d’ailleurs, car trop de maman pourrait les gâter, selon une croyance fortement répandue. Les bébés se trouvent dans des poussettes, des cosys (desquels on ne les sort jamais, même en se déplaçant à pied), des transats, des chaises hautes… bref tout un tas d’objets de puéricultures sensés aider et décharger les parents. Mais qui, en fait, n’en sont que de vulgaires substituts.

Ces mêmes bébés devenus adultes sont si éloignés de leur continuum qu’ils n’ont pas un comportement adapté. La sensation de vide ressentie pendant la toute petite enfance, due au manque de proximité d’avec la mère, se traduit par un mal-être . La nature n’aimant pas le vide, ce mal-être s’exprime par le remplissage de ce vide : addictions en tout genre, douleurs, stress… Autant de signe qui montrent que nous sommes loin, bien loin de notre continuum.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueursLes livres qui ont changé ma parentalité” organisé par Evan du blog Papa et Patron.

Il m’a très cordialement invitée à y participer 🙂 Un grand merci, Evan.

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Et vous, quel livre a changé votre parentalité ? Dites-le moi dans les commentaires !

Natacha

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3 commentaires sur “3”

  1. Bonjour Natacha

    Je te remercie pour cet article.
    Et bien, ce livre m’intéresse beaucoup.

    Il va tellement dans le sens de l’éducation que je veux donner à mes enfants. J’ai bien dit “veux”, car il est vraiment difficile de parler du “peux”.

    Pouvoir le faire avec nos sociétés est possible, mais difficilement faisable.
    Et pourtant je suis convaincu que, par exemple, lorsqu’un enfant dit, je veux faire ça, il faut le laisser faire, même s’il n’y arrivera pas totalement.

    C’est très dur à faire comprendre à beaucoup de personnes, surtout quand l’enfant a 2 ou 3 ans.

    Prenons un autre exemple : Choub’ a décidé tout seul d’arrêter les couches. Quand il m’a dit : je veux plus de couches, j’ai dit : ok, on y va.
    La nourrice par contre m’a dit : oh non faut pas faire ça, imagine qu’elle n’y arrive pas, elle sera tellement déçue qu’elle ne retentera plus.

    J’ai réfléchi longtemps à cette phrase, qui est contraire à mon éducation.
    Et j’ai compris : c’est l’attitude des parents face à l’échec (ou plutôt l’essai qui demande amélioration) qui va bloquer ou non l’enfant par la suite.

    Et devine quoi : Choub’ n’a pas eu d’accident (elle en aurait eu, ça n’aurait pas été grave du tout, au contraire, c’est aussi normal de ne pas être parfait), et il a continué sa vie sans couche depuis 😀

    PS: yes, encore un livre à lire 🙂

    Au plaisir
    Evan

  2. Hello Evan,

    toi et moi on se comprend pour ce qui est de l’éducation que nous voulons offrir à nos enfants 🙂

    Oui, pour moi aussi il s’agit souvent de vouloir faire et non de pouvoir. Le peuple décrit dans le livre est à 1 milliard d’années lumière de nous en terme de mode de vie!
    Alors on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et comme je dis souvent, on ne peut pas être sur tous les fronts.

    Soyons bienveillants avec nous-mêmes, car on ne nous a (je pense) pas appris à l’être et c’est bien ça le problème. Il faut tout faire bien et la peur de l’échec est un vice quand on essaie de lâcher prise sur l’éducation d’un enfant.

    Vive l’imperfection!

    Merci de ton commentaire et de partager un peu de ta vie avec ton enfant,

    Natacha.

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