Les 10 avantages à vivre avec un bébé sans couches

avantages à vivre avec un bébé sans couches

Il y a plein d’avantages à élever un bébé sans couches! C’est beaucoup plus simple que ça en a l’air, et plus simple que de lui en mettre.

60 % des bébés du monde entier ne portent pas de couches. Leurs parents apprennent à savoir quand ils veulent éliminer. Ça prend beaucoup moins de temps, d’argent et d’énergie que si votre bébé portait des couches…

Le premier avantage

Ça renforce le lien parent-bébé. Et d’une manière que j’espère que beaucoup de parents expérimentera un jour. C’est encore plus fort que la grossesse, encore plus intime que la naissance. Vous accédez à une compréhension plus profonde, plus fine de votre bébé.

Évidemment, c’est écologique

Pas de déchets de consommables et couches jetables qui sont une aberration et une catastrophe pour l’environnement. La planète en souffre beaucoup et ne s’en remettra certainement jamais vu les 20 milliards de couches jetables produites chaque année dans le monde. Si changement il y a, vous pouvez être sûr de ne jamais y assister car une couche met 500 ans environ pour se dégrader totalement…

C’est économique !

Étant donné qu’un bébé consomme environ 4000 couches en 3 ans, cela revient à un budget de 2000€. Et encore, j’arrondis. Si vous voulez changer votre bébé dès qu’il a fait dans sa couche ou le plus rapidement possible, ce sera certainement plus. Mais je vous suis dans cette démarche car c’est le mieux. Ça vous permettra de repérer de petits signaux de sa part au fur et à mesure, et à lui de rester connecté avec son élimination. C’est un début pour l’hygiène naturelle infantile.

On évite l’énurésie nocturne

En gros, votre enfant ne fera pas pipi au lit. Cela peut arriver mais ce sera très rare, en cas de maladie peut-être. Les enfants ayant porté des couches sont parfois sujet à ce désagrément qui peut gâcher la vie de l’enfant. Plus un enfant sera laissé longtemps dans une même couche, et plus longtemps il portera de couches dans sa vie, moins il aura la conscience de son élimination. Conscience qui lui permettra de se réveiller la nuit, s’il a envie de faire pipi. Les enfants ayant communiqué avec leur parents sur leurs besoins d’élimination ont envie de faire pipi dès leur réveil, au matin ou après une sieste. C’est naturel, pas besoin de faire pipi la nuit.

Je ferai un article sur l’énurésie des enfants ayant porté des couches, prochainement.

Votre enfant ne connaîtra pas la constipation, s’il ne porte pas ou peu de couches.

Lorsque j’ai débuté l’hygiène naturelle, je mettais quand même des couches à ma fille. Et nous avons eu beaucoup de mal à trouver un lait infantile qui lui convienne. Elle était très constipée. Parfois elle pleurait lorsqu’elle faisait caca, et je vous assure que pour une maman qui n’accepte déjà pas l’échec de son allaitement, c’est très dur ! Je lui ai donné moult probiotiques, et autre gelée d’aloe vera (elle avait également des soucis d’acidité œsophagique) ce qui l’aidait mais n’était pas la panacée. Un jour, j’ai cessé de lui mettre des couches quand je la portais en écharpe, et je la portais beaucoup. Ça lui a changé la vie ! Plus jamais elle n’a été constipée !

Ce qui gêne un enfant n’est pas seulement le fait qu’une couche serre la taille. C’est un point très important car la ceinture abdominale des bébés n’est pas formée, la couche appuie donc beaucoup sur les intestins, ce qui le gêne dans sa digestion, la bloque, même. C’est aussi qu’un bébé gêné et bloqué dans sa digestion ne la sentira pas, n’aura pas envie de faire caca et donc ne fera pas. Et c’est là que les coliques apparaissent. Beaucoup de familles en souffrent…

L’un des plus gros avantages à élever un bébé sans couches pour moi est qu’il ne connaîtra jamais les coliques du nourrisson.

avantages à vivre avec un  bébé sans couches
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Bye bye, les érythèmes fessiers !

Ce qui fait qu’un bébé a les fesses rouges, voire de gros érythèmes qui peuvent conduire à des infections chez les petites filles, ce sont les couches en premier lieu, et les produits chimiques qu’elles contiennent. Ceci couplé à l’humidité et la chaleur dues à l’imperméabilité de la couche, et c’est le cocktail explosif. La moindre bactérie présente prolifère !

Bien-sûr, des selles acides, comme peuvent l’avoir des enfants en période de poussée dentaire, sont susceptibles de créer l’érythème, mais ce n’est pas la cause principale. La couche à elle seule est capable de produire ce phénomène. Le pipi, au contact de la couche, « libère» les produits chimiques contenus dedans. Ceux-ci se diffusent et agressent la peau et la muqueuse du bébé.

Comment réagir en cas d’érythème fessier?

Évidemment, si le bébé a fait caca dans sa couche depuis plus d’un quart d’heure, et qu’il a des selles acides, ça macère et ça agresse tout autant la peau fragile du bébé. Le mieux dans ces cas-là est de le laisser sans couche le plus possible. S’il ne se déplace pas, vous pouvez installer un linge imperméable ou une serviette éponge sous ses fesses, pour éviter les petits pipis. S’il marche ou trotte, faites seulement attention à ce qu’il ne glisse pas s’il y avait un pipi qui passait par là. Ce sera le moment pour vous de lui dire qu’il a fait, et donc de débuter VOTRE hygiène naturelle.

Il faut que la peau reste sèche le plus possible. Tapotez avec un linge doux pour essuyer doucement les traces d’humidité. Ce n’est pas la peine d’appliquer de pâte à l’eau ou de nettoyer avec du savon. Encore moins avec un coton imbibé de liniment ou autre solution nettoyante. Une idée reçue consiste à croire que le pipi qui macère dans une couche peut produire des érythèmes fessiers, ce qui est, je pense, faux. C’est la chaleur et l’humidité macérant qui en sont responsables. L’urine est stérile en sortant du corps. Elle n’est pas sale. Alors le mieux à faire est de laisser la peau se reposer, respirer, et tout rentrera dans l’ordre, naturellement.

Plus de sac à langer

Lorsque l’on pratique l’hygiène naturelle, même si l’on met des couches à son bébé, on en met toujours moins que si l’on fonctionnait « comme tout le monde ». Ce qui allège, de fait, le sac à langer. Dans mon sac, sont toujours présents :

  • 2 ou 3 pantalons

  • 2 ou 3 paires de chaussettes

  • un t-shirt + un pull, au cas où

  • 2 ou 3 couches

  • lingettes (jetables, chez moi)

Ma fille marchant, lorsqu’il y a un pipi qui s’échappe, elle mouille son pantalon et ses chaussettes. De plus, je ne l’allaite pas. Ce sac est LARGEMENT assez garni pour être tranquille lors d’une sortie d’une journée. Mais il y a des familles pratiquant un allaitement prolongé et l’hygiène naturelle qui partent avec seulement un change, des lingettes lavables et c’est tout.

C’est naturel

Je ne vais pas m’éterniser sur ce point car vous le savez maintenant, l’hygiène naturelle est, comme son nom l’indique, naturelle. Elle se base sur la communication qu’un bébé veut établir avec ses parents, et qui est présente dès la naissance.

De plus, pas de couches pour ceux qui pratiquent sans couches, donc pas de produits chimiques.

C’est simple

Vous vous en doutez, si je pratique, c’est que c’est simple ! Même en étant isolée, avec personne autour de moi qui ne sait m’aider dans ma démarche, voire qui ne sait même pas de quoi je parle la plupart du temps, je trouve ça simple. Les 4 points sur lesquels se baser pour pratiquer l’hygiène naturelle :

  • l’intuition

Ce dernier point est capital. Vous devez lâcher prise pour laisser la place à votre intuition. C’est elle qui vous guidera dans votre communication avec votre bébé, elle qui vous montrera quoi faire. Rien de plus qu’être avec lui la plupart du temps… En somme, si vous pensez tout à coup « pipi », c’est certainement que votre enfant veut éliminer. Si vous vous demandez s’il veut éliminer alors que vous ne le voyez pas, pareil. C’est simple, mais il faut se laisser aller, et ça, ce n’est pas toujours si simple.

Ce qui est le plus simple là-dedans, c’est de partir sans une maison portable, et de ne pas avoir à nettoyer un caca tout étalé partout alors que bébé ne veut pas du tout être changé. Surtout s’il n’y a pas de surface plane à l’horizon, ni point d’eau bien-sûr.

avantages à vivre avec un bébé sans couches
Pipi dans le jardin – Photo Natacha Guillaume

Le dernier avantage

Et non des moindres. Ce sujet DOIT être abordé à un moment ou à un autre. Plus on attend, pire c’est.

Mettre des couches à son bébé et attendre qu’il aille à l’école pour, tout à coup, se dire que ce serait bien qu’il fasse aux toilettes parce-qu’à l’école, ils changent pas les couches, qu’on doit absolument le mettre à l’école maintenant parce-qu’on n’aura plus d’aide pour le faire garder et que la nounou c’est cher… Cas classique, mais très peu propice pour que l’enfant se sente sécure et reprenne normalement et tranquillement conscience de son élimination.

Ne pas mettre de couches à son bébé ne le traumatisera pas. C’est une idée LARGEMENT véhiculée par les fabricants de couches. Idée TRÈS dangereuse et qui fait de gros dégâts, chez les bébés, d’une part, et chez leurs parents, d’autre part, qui culpabilisent de devoir ne plus en mettre et ne savent même pas comment faire. Je publierai un article sur la manière de mener un apprentissage de la propreté classique prochainement.

L’hygiène naturelle est un moyen de communication avec son bébé, il ne s’agit pas de le forcer à faire quand et où on le veut, de le punir s’il fait par terre, ou encore de lui dire de se retenir. C’est une moyen de materner intégré dans un mode de vie sain et naturel, qui permet un échange entre parent et bébé sur ce sujet. Il n’interdit pas de mettre des couches, il n’interdit pas de pratiquer à temps partiel, et surtout il y a des milliers de façons de faire. Autant que de familles…

Natacha

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En complément, vous êtes libre de recevoir gratuitement le guide "Surmonter les 4 peurs de base​ des familles pratiquant l'hygiène naturelle" qui vous aidera à :

  • garder le lit sec pendant le sommeil ;
  • sortir de la maison sans couches et sans stress ;
  • gérer votre peur du regard des autres ;
  • rester serein face aux ratés et aux régressions


4 commentaires sur “4”

  1. Bonjour Natacha

    Un grand merci pour ces 10 avantages : ils sont très convaincants !

    Quand tu parles de coliques, tu parles des coliques qui font mal au bébé durant les premiers mois de sa vie ou bien les coliques liées aux diarrhées ?

    Concernant le sans couche, je me suis posé une question dernièrement : comment tu fais quand tu mets ton enfant chez la nourrice ? Tout s’écroule dans ce processus, n’est-ce pas ?

    A plus
    Evan

    1. Salut Evan,
      merci pour ton commentaire 😉
      Je parle des coliques qu’un bébé peut rencontrer dans les premiers mois de sa vie. Et effectivement c’est très douloureux surtout que le corps médical sait très peu de choses là-dessus, beaucoup de familles en souffrent.
      Sinon je suis assistante maternelle, ma fille n’a donc jamais été gardé, enfin très rarement. Mais bien-sûr, à moins de rencontrer une personne ouverte à ça (on peut toujours en parler, ce peut-être le cas) nous devons mettre des couches pendant le temps de garde. Ce qui n’empêche pas l’expérience HNI car c’est possible à temps partiel, et le mieux est de demander à ce que les couches soient changées le plus souvent (mettre des couches lavables de type TE2 est une très bonne option) afin que le bébé reste connecté à ses besoins d’élimination. Le bébé continuera de communiquer à ce sujet 🙂 J’ai, pour ma part, changé ma fille toutes les heures, parfois il n’y avait rien dans la couche lorsqu’elle avait environ 8-10 mois, elle était en acquisition de la marche et je n’arrivais plus à repérer ses signaux, de plus elle ne voulait plus aller au pot. La priorité à ce moment-là, c’était la marche…
      J’espère avoir répondu à ta question, Evan.
      Natacha

    2. Bonjour ! Merci pour tous vos articles qui sont une mine de conseils. Mon fils a 2 semaines et je pratique l’hni à mon rythme depuis 1 semaine surtout en présentant le pot lors du change ou après la tétée.
      Votre hypothèse au sujet du fait que c’est l’humidité et la macération et non l’urine en elle-même qui irrite la peau du bébé me semble tout à fait cohérente !
      Du coup je me pose cette question, surtout pour la nuit quand je suis fatiguée : à chaque fois que je loupe un pipi et que je change la couche lavable (pour ne pas qu’il reste au contact), dois-je à chaque fois rincer sa peau à l’eau puis séchage (comme je le fais actuellement) ou puis-je juste sécher l’humidité et remettre une couche lavable ?
      Je rincais à chaque fois pensant que l’urine était irritante si pas nettoyée mais c’est assez contraignant vu le nombre de pipis que je loupe pour l’instant… Et à cet âge ça y va les pipis !
      Merci d’avance !

      1. Bonjour,
        et merci de votre commentaire 😉
        Ma fille n’a pas voulu être changée pendant un moment et comme elle refusait le pot nous lui mettions des couches. Je la changeais debout (elle a marché à 10 mois…) et je lui essuyais rapidement l’humidité surtout dans les plis avant de remettre une couche et c’est tout. Je ne pense pas qu’il y ait besoin de rincer le pipi. Ingrid Bauer dans son livre “Sans couches, c’est la liberté!” dit qu’il n’y a même pas besoin d’essuyer, en fait. Mais elle a élevé ses enfants exclusivement sans couches, donc pas (ou très peu) de macération. Ma fille n’a jamais eu d’érythèmes fessiers, ni même de petites rougeurs sauf dans les plis, en été. En cause, la macération (c’était un “beau” bébé pleine de plis 🙂 ), pour moi aucun doute là-dessus.
        Merci et j’espère que cela vous réconfortera et vous rendra la vie plus simple, car c’est comme cela qu’elle devrait être 🙂
        Natacha

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