Allaiter et pratiquer l’HNI – article invité écrit par Laurence Casanova du site Duo Naissances

HNI et allaitement

Allaiter et pratiquer l’HNI en même temps, je n’ai pas connu ça. Vous le savez déjà si vous me suivez, mais je n’ai que très peu allaité mes bébés, et j’avais déjà arrêté lorsque j’ai commencé l’HNI avec eux.

C’est pourquoi je vous propose le témoignage de Laurence Casanova, du site Duo Naissances. Laurence est coach en périnatalité et parentalité.

Allaiter et pratiquer l’HNI

C’est avec plaisir que j’accepte de vous faire partager mon expérience concernant ma pratique de l’hygiène naturelle infantile (HNI) , avec mes deux enfants, en sachant que chacun d’eux a été allaité à la demande.

Concrètement, pour le premier, j’ai découvert l’HNI alors qu’il avait déjà quelques mois. Je n’avais jamais rien lu sur le sujet et je n’avais jamais vu de bébé sans couches. C’est pendant des activités parents-bébés, que j’ai pu voir des parents proposer à leurs bébés d’éliminer sur des mini pots. Les mamans étaient en train d’allaiter et pratiquer l’HNI en même temps…

Nous en avons discuté, je me suis renseignée et j’ai découvert le site d’Ecopitchoun

Je me suis alors procuré le guide HNI, des mini-HNI étanches avec effet au sec, et un mini pot. J’ai alors commencé en installant mon bébé fesses nues sur le mini pot (toujours présent dans la même pièce que le bébé) à chaque tétée. C’était un rituel, et très souvent, il y avait un pipi en début ou milieu de tétée. Afin que cette mission soit facile et non contraignante, mon fils ne portait que des hauts longs (pyjamas coupés au-dessus des jambes,) des mini-HNI et des jambières, de jour comme de nuit.
Cela fonctionnait bien. Puis lorsqu’il a acquis la capacité de se déplacer en rampant. Le système de mini-HNI ne semblait plus correspondre. Nous avons alors opté pour l’utilisation de couches lavables, et jambières.

Enfant portant une mini-HNI de chez Ecopitchoun

Mini-HNI – Ecopitchoun

On continuait à proposer le pot à chaque tétée, mais aussi avant et après les repas, avant et après les siestes et installations en voiture. Régulièrement, je me questionnais sur les raisons pour lesquelles il éliminait sur le mini pot. Était-ce parce qu’il ressentait le besoin d’uriner ou d’aller à la selle , ou par plaisir d’éliminer en dehors de la couche, ou parce qu’il avait retenu que c’était désagréable d’être au contact d’une couche sale? C’est en observant la caméra de son visiophone, que je l’ai vu une nuit sortir de son futon, ramper vers le pot et taper dessus. Je l’ai alors installé en position “tétée-dodo”sur le mini pot et ce fut une première : un pipi mais pas de tétée avec un endormissement quasi immédiat. Cela s’est renouvelé les nuits suivantes. Alors, j’avais ma réponse : c’était bien lui qui percevait son besoin d’éliminer! Il avait alors sept mois.

L’HNI s’est poursuivie, au fil des mois, des évolutions motrices et de sa taille

Les pots de tailles différentes se sont succédés pour laisser la place à un mini-toilette. Les caleçons lavables ont remplacé les couches et mini-HNI, qui avaient repris du service dès qu’il a su marcher.

Allaiter et pratiquer l'HNI

Bébé au sein sans couches avec un petit pot HNI sous ses fesses! Photo Aline Bozzo

En ce qui concerne notre 2e bébé

Nous avions fait le choix initial de prendre des couches jetables à la naissance pour se simplifier le quotidien, et de se mettre à l’HNI plus tard. Nous avions envie de pouvoir concentrer notre énergie pour nos enfants.

Notre objectif était celui de l’émergence de relations de complicité et de confiance avec notre bébé. Il était essentiel qu’il soit accueilli le plus sereinement possible. De notre point de vue d’adultes, nous étions convaincu que lui proposer des couches jetables permettrait de limiter les lessives, et la fatigue qui va avec.

Concrètement, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé!

Dès la maternité, malgré le fait qu’elle portait des couches jetables, son premier caca est parti à l’ouverture de la couche. Ouf, j’avais une baignoire pour placer mon bébé au-dessus.

J’ai alors changé d’avis. Elle porterait des couches jetables à la maternité, mais je lui proposerai d’éliminer. Dès son retour, nous lui avons mis des couches lavables, avec l’envie de lui proposer d’éliminer régulièrement. Et c’est ainsi qu’à presque huit mois, elle éliminait très souvent sur le mini pot, ou dans la nature, ou au-dessus des WC. Et lorsque sa couche était mouillée, ce qui arrivait de temps en temps, c’est parce que nous n’avions pas eu le temps d’arriver pour présenter le pot, ou que cela était impossible (portage à la caisse d’un supermarché, voiture) . Concernant ses selles, c’était très rare qu’elle les fasse dans sa couche, car elle appelait avant, s’interrompait, grimaçait donc on intervenait.

Allaiter et pratiquer l'HNI

Bébé en pantalon croisé, allaité avec un petit pot HNI sous ses fesses – photo Aline Bozzo

Nous avons fait le choix de lui faire porter des couches étanches, pour ne pas mouiller l’environnement, ce qui nous a permis de vivre l’HNI sereinement. De plus, elles ont un effet au sec afin de ne pas la contraindre à vivre une situation inconfortable si elle était mouillée. Et cela fonctionnait très bien.

Lorsqu’elle avait besoin du pot, elle agitait les bras. Je lui demandais alors si elle voulait le pot. Et c’est  avec un grand sourire qu’elle me  confirmait qu’il fallait que je le lui amène. Pendant qu’elle était sur le pot, je laissais toujours la couche à portée de main. C’est elle qui la prenait pour m’indiquer qu’elle voulait quitter le pot.

Allaiter et pratiquer l'HNI

Bébé allaité avec un petit pot HNI sous ses fesses – Photo Emilie Camus

C’était toujours un réel plaisir de voir son visage se détendre lorsqu’elle venait d’éliminer

Ou quand on lui enlève la couche salie.

Je me souviens que lorsqu’elle était encore un nouveau-né et que son visage exprimait un inconfort, je demandais à son frère s’il savait ce qu’il fallait faire. Très souvent, il lui suggérait le mini pot. C’était bien ça!

Après plus de trois ans d’expérience, proposer à notre enfant d’éliminer en dehors de la couche nous a semblé aussi naturel que de la laisser téter à volonté. Ou de lui donner à manger. Oui, cela demande du temps, mais pas plus qu’un change, et surtout, ce sont des temps de complicité partagée.”

Laurence Casanova Teilhard, coach en périnatalité et parentalité

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