L’accouchement naturel et ses principes – Semaine 14 de mon défi

accouchement naturel

En ce moment, j’ai envie de parler de grossesse zen, d’accouchement naturel… Ce doit être l’article « Pendant ma grossesse, j’ai lu… », écrit récemment, qui doit me travailler.

Il faut dire que ce sujet me passionne !

Et puis, on devient parent à partir de la grossesse, non ? Je dirai même quand on prend la décision d’avoir un enfant… C’est ce qui fera partie, ensuite, du projet-sens de l’enfant.

Ce qui est essentiel à un accouchement naturel « réussi »

Pour que l’endorphine et l’ocytocine se libèrent dans son corps, et que le travail se déroule efficacement, une femme doit pouvoir se mettre en mode « primitive ». Pour cela quelques règles doivent être respectées :

  • On ne parle pas à une femme en travail.

    Le cerveau reptilien a besoin de temps et de silence pour se réveiller. C’est un grand timide, on ne lui parle pas. Sinon il ne se montre pas. Et c’est très dommageable !La femme qui accouche a besoin de lui pour pouvoir retrouver son instinct, arrêter de réfléchir, et ainsi faire que les choses avancent bien.

    Ma sage-femme me parlait quand je suis arrivée au plateau technique. Elle m’a un peu reprise parce que je n’arrêtais pas de toucher le monitoring sur mon ventre. Elle m’avait installée le ballon, mais je n’étais pas bien dessus. Ça m’a stressée, et fais réfléchir… Et là, il faut tout recommencer à zéro pour se (re)mettre dans sa bulle !

  • On baisse la lumière

    Il s’agit là de respecter l’intimité de la femme qui accouche pour qu’elle sécrète ces bonnes hormones qui vont l’aider à supporter la douleur des contractions et à adopter le comportement adéquat.

  • On la laisse se mettre dans la position qu’elle souhaite

    Non, une femme qui accouche ne se mettra jamais sur le dos, dans les conditions d’un accouchement naturel. J’ai passé la majeure partie de mon travail à quatre pattes avec la tête posée par terre… Et je n’ai pas réfléchi, c’est venu tout seul.

  • On la laisse bouger, chanter, crier, s’étirer…

    Même chose, tout ce qui est bon pour faire avancer le travail, la femme qui accouche naturellement le sait d’instinct.

    Elle voulait accoucher dans l’eau et, pendant les contractions, elle ne supporte pas d’être dans la baignoire ? Soit !

    Je ne voulais, pour ma part, pas spécialement accoucher dans l’eau mais ma sage-femme m’a proposé un bain pendant le travail, pour apaiser les douleurs des contractions (Waouuuuuh!).

    J’ai provoqué un tsunami tellement j’étais stressée, tellement c’était violent d’être assise, pour moi. Je voulais me mettre dans la position citée plus haut, sauf que j’avais la tête dans l’eau, et je ne pouvais pas respirer… Alors je suis sortie, très peu de temps apr-s y être entrée !

    Mais, d’abord je suis passée par la case toilettes, au moins 5 fois !

  • Oui, une femme en travail naturel a la diarrhée

    C’est le signe que le travail avance bien, et que le côlon se vide pour que l’accouchement se passe dans des conditions saines pour l’enfant. Donc, on ne devrait rien lui donner pour qu’elle aille à la selle.

    Les contractions toutes les 2/3 minutes quand on est sur le trône, je vous assure, c’est un pur moment de bonheur !

  • Oublier les cours d’haptonomie, de yoga prénatal et autre techniques utilisées pendant la grossesse

    Pour que le cerveau reptilien se mette en marche, il faut arrêter de réfléchir ! Il faut se mettre en mode « femme des cavernes ». Toutes ces techniques sont excellentes pour vivre une grossesse sereine et épanouie, mais au moment fatidique, on se dit « tiens, c’était quoi déjà qu’il fallait que je fasse pour me détendre.. ? ». Non, on oublie…

    C’est le point sur lequel on peut toutes se tromper. On veut un accouchement naturel alors on va à tous les cours de préparation à l’accouchement qui nous intéressent. Mais ça ne sert à rien. Et même, c’est contre-productif ! Pour la grossesse, ok. Pour l’accouchement, non.

  • Une femme qui accouche devrait avoir le droit de manger et de boire tant qu’elle le désire

    Ma sage-femme m’a plusieurs fois expliqué que, pendant un accouchement naturel, la femme n’a pas faim. Pour sûr, elle a raison. Pour ma part, je n’ai absolument rien mangé pendant toute la phase de travail. Plus de 15h après les premières contractions, j’ai avalé un yaourt avec ma fille tout contre moi.

  • Une femme qui accouche doit se sentir en confiance

    Pour cela, une seule autre personne qu’elle connaît et en laquelle elle a entièrement confiance doit être présente dans la pièce. Et cette personne doit être calme, détendue, au service de la femme qui accouche, mais la laisser tranquille tant qu’elle n’est pas sollicitée par cette dernière. Souvent dans les cas d’accouchement naturel, la (le) sage-femme et le (la) conjoint(e) sont présents auprès de la future mère. C’est ce qui s’est passé pour moi. Et c’était trop !

    D’une part, je me suis sentie extrêmement rejetée au moment où ma sage-femme m’a expliqué que, peut-être, il faudrait que j’aille dans ma chambre de maternité poursuivre une partie du travail car une autre femme enceinte devait accoucher la même nuit que moi. Le terme était dépassé, pour elle, je crois. Enfin, pour plein de raisons déjà évoquées plus haut, non, cent fois non, on ne dit pas ce genre de choses à une femme qui accouche. Surtout que ladite personne n’a pas accouché cette même nuit…

    Mon conjoint a, lui, été d’une royale patience. Il n’a pas dit un mot (ou presque) de A à Z, a sagement attendu, et fait ce que je lui demandais quand c’était le cas. Il a tout bien fait comme je le lui ai appris en fin de grossesse. C’est un ange… Ma sage-femme nous a laissés seuls un bon moment pendant le travail, et la sérénité que dégageait mon mari m’a beaucoup aidée.

  • Une femme qui accouche ne doit pas se sentir épiée

Même chose… Une voire deux autres personnes présents à ses côtés, grand maximum.

  • La mise au sein du bébé peu de temps après la naissance, si vous voulez allaiter, provoque de nouvelles contractions

    Elles sont essentielles pour la délivrance du placenta.

    Donc, on ne pose pas de perfusion d’ocytocine de synthèse, et on appuie encore moins sur le ventre de la femme pour délivrer le placenta.

    J’ai refusé la perfusion d’ocytocine, mais la sage-femme (pas la mienne), a appuyé sur mon abdomen pour expulser le placenta. Même avec une péridurale, je peux dire que j’ai eu mal et que j’ai senti la force avec laquelle elle y allait. Plus jamais je n’accepterai ça. J’ai eu une hémorragie et deux jours après mon accouchement j’ai déclaré une endométrite sévère du post-partum. J’étais à deux doigts de la péritonite et aurait pu devenir stérile. J’ai eu un traitement antibiotique très lourd et ait foutu en l’air mon allaitement car trop fatiguée et douloureuse.

  • accouchement naturel


    Mon accouchement et ce qu’il s’est passé, au final

    Quand j’étais à 7 de dilatation, j’ai craqué et j’ai demandé à avoir une péridurale. Je dis souvent aux autres mères avec lesquelles je parle que j’ai accouché naturellement. Peut-être que je devrais reprendre mes propos et les adapter. D’une, accoucher naturellement ne signifie pas seulement accoucher sans péri, et de deux, on peut avoir une péri et penser qu’on a accouché naturellement…

    Tordu, le concept !

    Bien-sûr, l’accouchement naturel se passe sans péridurale. Mais il se passe aussi sans épisiotomie, sans perfusion d’ocytocine, sans poche des eaux percée artificiellement etc… En bref, sans intervention médicale qui va à l’encontre du processus naturel de l’accouchement.

    Rendue où j’en étais et avec tout ce que j’ai refusé quand je suis entrée en salle d’accouchement classique – et en plus la péri n’avait pas encore diffusé quand j’ai commencé à refuser des choses, c’est dire comme j’étais déterminée – j’estime donc que, oui, j’ai accouché naturellement. Même si l’expulsion ne s’est pas faite dans ces conditions, que j’ai accouché sur le dos et que j’avais une péridurale (bien méritée).

    Quand j’ai trompé l’accouchement naturel avec le classique

    J’avais des contractions toutes les minutes, et parfois deux s’enchaînaient. J’étais épuisée et j’avais très mal au bassin, à la symphyse pubienne, pour être exacte. Mon bébé était en train de passer par là et moi j’avais juste l’impression qu’on me tapait avec une masse à cette endroit. C’était insoutenable !

    Du coup, on m’a demandé de me déplacer jusqu’à la salle d’accouchement, juste à côté de la « salle nature ». Là, on m’a dit de m’asseoir sur le rebord de la table d’accouchement. C’était horrible, je voulais pas être dans cette position.

    La gentille auxiliaire de puériculture m’a prise par les épaules, a placé ma tête sur sa clavicule, et me disait « soufflez » quand une contraction arrivait. Je savais que je crachais en soufflant et que c’était dégueu… Ça m’a fait penser à ces films où on voit un blessé pendant la guerre qui est en train d’agoniser et qui crache tellement il a mal. Pas joli joli, tout ça.

    Elle a du en voir d’autres, mais plus tard, j’ai appris que les femmes demandaient la péridurale bien plus tôt dans le schéma classique, et que le personnel voyait rarement des femmes dans cet état.

    En clair, soit les femmes accouchent naturellement et elles restent avec leur sage-femme dans la salle nature, soit elles accouchent de manière classique mais en arrivant à la maternité, à 2/3 de dilatation, elles demandent à avoir une péridurale.

    Ma rencontre avec l’aneshésiste

    On m’a posé un monitoring, encore, et là l’anesthésiste est arrivé :

    « Bonjour ! Bonjour Madame ! »

    « …mm, hh …»

    « Nom, prénom ? »

    Là, j’ai pensé, «il se fout de ma gueule, c’est pas possible ! »

    Après un moment d’une durée indéfinie, j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai répondu à sa question.

    « Bon, quand je poserai le cathéter, il faudra vraiment pas bouger, alors si vous sentez une contraction, il faudra me le dire, je piquerai quand ça sera passé, ok ? »

    « mm… »

    Là, ma sage-femme a cru bon de venir me secouer le genou pour me dire que je dois apprendre à rester tranquille, car je bouge trop ! Merci, c’est sympa, je m’en souviendrai pour la prochaine fois. Combien je t’ai payé, déjà ? Ah oui ! Ça les valait, vu les conseils de ouf que tu me donnes…

    Une contraction, on attend… Encore une… Encore ! “Et ben dis donc, Madame, elles sont très rapprochées vos contractions ! » S’étonne l’anesthésiste, qui n’a pas du voir beaucoup de femmes aussi avancées dans leur travail.

    « gss… »

    Un moment de répit, puis, il a fait ce qu’il avait à faire, ce monsieur.

    Le moment où je me suis demandé si j’avais eu raison de faire ce choix

    Là, on me dit que je dois m’allonger pour me faire un toucher vaginal afin de voir à combien je suis dilatée. On me dit aussi que pour la péridurale agisse, je dois adopter cette position. Là, je sens que je vais m’évanouir. LA position dans laquelle je ne PEUX PAS être. La douleur est intolérable. L’examen était interminable, et il me restait encore à attendre que la perfusion se diffuse et fasse effet, allongée là en train d’agoniser !

    Là, l’anesthésiste se penche et m’explique que je vais sentir du froid dans le bas du dos, le liquide qui se diffuse. Il ajoute qu’il espère qu’on ne l’a pas réveillé pour rien et que je suis contente, quand même. Ben oui, ça devait se voir que je faisais du chiqué. Ou alors cet homme n’a pas l’habitude de voir des femmes souffrir de tout ce qu’on les oblige à faire quand elles accouchent.

    Sur ce, il a quitté la pièce.

    J’ai bien compris tous les principes de l’accouchement naturel pour avoir testé leur efficacité

    La position choisie et voulue par la femme qui accouche

    C’est très important de la laisser faire, et de respecter cela.

    Ne pas la faire réfléchir ni lui parler (comme en lui demandant ses nom et prénom, par exemple)

    Importance cruciale également.

    Qu’elle se sente en confiance, ça je ne l’ai que trop compris

    Quand l’anesthésiste est parti, ça allait un peu mieux. Ma sage-femme est ensuite venue me dire au revoir. J’avais retrouvé mes esprits et était impatiente de faire la connaissance de mon bébé. J’ai ressenti un soulagement quand elle a quitté la salle d’accouchement. Je n’en avais pourtant pas fini avec elle…

    Que l’anesthésiste ait été désagréable passe encore. Je m’y attendais, en fait. Ils n’ont, en plus, pas bonne réputation. Mais alors, ma sage-femme, non ça je ne l’ai pas accepté. Elle est sensée s’occuper de moi, me protéger, m’aider, me soutenir… Je n’ai pas eu ces égards, enfin pas tous. J’aurai préféré peut-être moins de promesses et plus de sincérité au final.

    La lumière dans la salle d’accouchement était vive, violente même

    Dans mon article « Pendant ma grossesse, j’ai lu… », qui résume « Pour une naissance sans violence » de Frédérick Leboyer, je parle bien de cette lumière qui aveugle et dérange le nouveau-né. Elle est toute aussi gênante pour la femme qui accouche. Nous devons nous transposer à une situation dans laquelle nous n’aimerions pas que les lumières soient braquées sur nous parce qu’elles nous empêchent de sécréter les hormones indispensables à ce moment-là : lorsque nous faisons l’amour avec notre partenaire.

    Une femme qui accouche a besoin de sécréter des endorphines et de l’ocytocine. Ces mêmes hormones sont sécrétées pendant l’acte amoureux, et ne peuvent l’être que dans les mêmes conditions. Si la lumière et vive, que vous avez l’impression qu’on vous regarde, qu’on vous parle et vous fait réfléchir… vous ne pourrez pas le faire. Vous n’en aurez simplement pas envie. C’est naturel….

Natacha

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   

9 commentaires sur “9”

  1. bonjour Natacha

    Alors, non, je n’ai pas accouché, mais j’ai vécu l’accouchement de ma femme.
    Et j’ai vu toutes les erreurs, les horreurs, de l’anesthésiste … je ne comprends pas comment on peut être si incompétent avec des femmes qui souffrent … mais bon voyons, je ne suis ni une femme, ni un anesthésiste …

    En tant qu’homme je me suis senti impuissant durant toute cette période.
    Par contre, j’ai beaucoup apprécié la maternité où l’on était : les lumières étaient tamisées, on avait le droit à la musique …

    Mais, hélas, pour ma conjointe, obligée de se mettre sur le dos pour accoucher ….

    En revenant sur ton article, j’ai vraiment ressenti tout ton accouchement, dis donc, ça a été vraiment éprouvant !

    Merci de partager cette expérience ! Et surtout, pas de tabou, c’est très appréciable pour toutes les futures mamans qui vont lire ton article (et les futurs papas aussi d’ailleurs).

    A trop médicaliser l’accouchement, on oublie que c’est un acte naturel. Nous sommes les seuls êtres vivants qui créons autant de difficultés autour de ce moment, qui devrait être tellement moins contrôlé.

    AU plaisir
    Evan

    1. Coucou Evan,
      merci de ton commentaire 🙂
      Oui, j’ai voulu parler vrai dans cet article. Alors tout n’est pas rose, c’est clair.
      Tu soulèves un point important, le rôle et l’avis du conjoint au moment de la grossesse et de l’accouchement est trop souvent mis de côté.
      Mon mari a vécu un moment inoubliable car stressant et parce qu’en plus il ne pouvait le partager avec personne! Personne pour apaiser ses angoisses, pour répondre à ses questionnements, pour lui dire que c’est normal si je fais ceci ou cela…
      Nous sommes des êtres civilisés et savants. Le revers de la médaille c’est qu’on croit que tout s’apprend dans les livres, que le savoir, c’est les diplômes, que seul un médecin peut savoir ce qu’il se passe dans le corps. Et c’est évident, on se trompe. La note est parfois salée quand on en fait le constat.
      Natacha

  2. Bonjour Natacha,
    Je viens de lire rapidement ton article notamment car nous avons eu une grande conversation accouchementS avec mes collègues lors d’un dîner cette semaine. Je voulais juste rebondir sur l’utilité des “préparations” à l’accouchement. Il est vrai qu’à l’accouchement de mon premier fils, nous n’avons pas mis en pratique l’haptonomie car je ne voulais/pouvais pas. Lors de la naissance du second, nous sommes convaincus qu’il a répondu aux gestes d’haptonomie que pratiquait son papa. Malgré un accouchement classique/médicalisé nous avons eu l’impression le papa et moi d’être acteur de la venue du bébé.

    1. Bonjour Florence 😉
      merci de ton retour d’expérience 🙂
      Il est vrai que je n’ai pas pratiqué l’haptonomie (hormis une séance avec la sage-femme que tu connais bien 😉 )
      Peut-être que je m’y remettrai pour un second enfant car il est vrai qu’à chaque fois que tu mentionnes cette pratique, ça me donne envie de l’expérimenter…
      La préparation est alors utile le jour de l’accouchement aussi, dans certains cas…
      Natacha

    1. Merci pour ton retour d’expérience Sonia!
      J’ai beaucoup dansé pendant ma grossesse mais je ne sais pas si les mouvements étaient très réglementaires 😉 Je suivrai les conseils (et les cours?) de ma danseuse prénatale préférée la prochaine fois…
      Ma fille a elle aussi un grand sens du rythme, par contre! Ton article est très intéressant!
      Natacha

  3. Très émouvant cet article… Surtout quand on sait que dans quelques mois on se retrouvera à peu prés dans la même situation !

    Ce que je retiens au final, c’est surtout qu’il est primordial de se sentir soutenue et accompagnée.

    J’ai fait le choix d’une sage-femme adorable en accompagnement global, c’est donc elle qui doit m’accoucher dans une salle physiologique au sein de la maternité. C’est elle-même qui m’a démontré que la position gynécologique est la plus inadaptée pour aider bébé à sortir.
    Je me sens donc dors et déjà soutenue dans mon projet de naissance naturelle et bien accompagnée… J’espère que ce projet se réalisera comme prévu. Mais je sais à quel point des aléas viennent souvent compromettre la naissance toute naturelle.
    Je te raconterai tout ça dans 5 mois !!!
    😉

    1. Salut Fanny 😉
      merci pour ton commentaire.

      J’espère que ton accouchement se réalisera comme tu le désires. Le mien doit paraître choquant en lisant mon témoignage mais j’en ai un très bon souvenir en fait. Ce qui m’a embêtée ce sont tous ces comportement inappropriés et inattendus, surtout. La douleur était certes présente, mais je m’y attendais, et ça, ça change tout. Surtout que je savais que mon bébé se frayait un chemin, je l’attendais avec impatience! Quoi de plus naturel?
      Bien-sûr, j’espère pouvoir mettre à profit cette expérience une prochaine fois et me couper encore plus du stress et de la médicalisation. J’ai eu beau m’informer, j’ai quand même commis des erreurs et ai appris des choses durant cet accouchement 🙂
      A la question qu’on me pose souvent, “alors tu ne retenteras pas du tout l’accouchement naturel, ça t’as dégoûtée?”, je réponds “bien-sûr que si je vais retenter! sans hésitation!”.
      Profite bien de ta grossesse, car (et c’est le retour de beaucoup de mamans comme moi) ça passe très vite!
      Et évidemment, ton retour d’expérience m’intéresse beaucoup!
      Pour finir je voulais aussi dire que les aléas sont parfois (souvent?) provoqués par le stress. Ne laisse personne décider pour toi. Tes choix, quels qu’ils soient, doivent être les tiens et seulement les tiens (et ceux de ton compagnon, bien-sûr, si besoin). Je pense à une maman qui a récemment accouché et qui devait subir un déclenchement car bébé se faisait attendre. Avec de bonnes informations, on a les mots qu’il faut pour dire “non, je ne suis pas d’accord, je sens bien mon bébé bouger etc…” le personnel médical ne sait pas TOUT et n’a surtout pas tous les droits. Ton corps t’appartient!

      Natacha

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *